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Du 6 juin 2009 au 20 septembre prochain, le musée du château de Lunéville présente une intéressante exposition Turqueries et autres chinoiseries, l’exotisme en Lorraine au XVIIIe siècle. Les pièces présentées sont
dignes d’intérêt et méritent un détour
par Lunéville pour venir les découvrir. Mais plus encore,
la publication qui accompagne l’exposition, un livret fort bien
illustré de 72 pages (vendu au prix modique de 15 euros) permet
de comprendre toute la thématique proposée. L’opuscule
offre notamment un superbe article de Madame Chantal Humbert, De la
turcomachie aux turqueries qui envisage de quelle manière s’est
progressivement opérée, dans les arts décoratifs
lorrains du XVIIIe siècle, la métamorphose des représentations
de l’assujettissement des Turcs et l’anéantissement
de leurs forces par l’intermédiaire de l’exaltation
des emblématiques victoires du duc Charles V, pour aboutir à
un engouement turco-chinois dont les caprices du roi Stanislas Leszczynski
constituent les reflets les plus représentatifs. --------------------------------------------------------------------------------------------------
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En partenariat avec Terres d’Est (Manufactures royales de Lunéville Saint-Clément) réédition
de l’assiette vers 1750 pour le roi Stanislas Leszczynski & retirage du buste
de vers 1760
Une réduction de 10% sur le prix de vente sera accordée aux membres de l’association.
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Le tableau représentant Saint Jérôme pénitent a trouvé enfin sa place définitive dans l’église Saint-Jacques de Lunéville Il aura fallu 3 ans, presque jour pour jour, pour que la copie originale représentant Saint Jérôme pénitent de Georges de La Tour, offerte à l’église Saint-Jacques de Lunéville par l’association des Amis de Lunéville, trouve enfin une place définitive dans le sanctuaire élevé à Lunéville par le duc François III et achevé par le roi Stanislas. La bienveillance de M. l’Abbé Jean-Marie Pierron, curé de la paroisse, la détermination de M. Jacques Lamblin, député-maire de Lunéville ont permis de surmonter quelques difficultés administratives et cent autres chicaneries pour faire aboutir l’initiative proposée par M. Jean-Pierre Carciofi en 2005, parrainée par S. Em. Rév. le cardinal Paul Poupard, alors président du Conseil pontifical de la Culture. Le vendredi 9 juin 2006, en présence de S. Exc. Monseigneur Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et de Toul, de S.A.R. le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme et de nombreuses personnalités lunévilloises ou nancéiennes, cette œuvre, peinte par M. Richard Mongenet, a été solennellement bénie et remise au curé de la paroisse. Déposée tout d’abord dans la chapelle des Fonts et exposée sur un chevalet, elle avait du être retirée, quelques mois plus tard, afin d’être mieux protégée. Un emplacement de choix a été finalement trouvé. Isolée et placée dans le vestibule droit de la sacristie, cette toile ne saurait être manquée par les nombreux visiteurs de l’église qui pourront ainsi voir illustrée, dans sa propre ville, la prodigieuse carrière d’un des peintres les plus reconnus du XVIIe siècle et dont le rappel de l’œuvre immense faisait jusqu’alors toujours cruellement défaut au sein du patrimoine lunévillois.
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La paire de chenets aux armes de Stanislas Leszczynski provenant du pavillon de Chanteheux est de retour en France Inespéré ! Après cinq ans de pérégrination en Allemagne, en Russie et sans doute ailleurs, la paire de chenets que nous avions identifiée en 2004 est de retour en France. Sollicité par le cabinet d’expertise parisien Daguerre pour étudier, avant sa mise en vente (Drouot 26 mars 2004), une exceptionnelle paire de chenets en bronze doré et au C couronné, représentant Zéphyr et Flore, nous avions pu démontrer qu’elle appartenait à un ensemble constitué de quatre paires, commandées par le roi Stanislas pour le Grand Salon du pavillon de Chanteheux qui terminait si heureusement la perspective ouverte à travers les jardins du palais de Lunéville. Avant de remettre les conclusions de notre étude cliquez ici, nous étions venus avec les deux responsables de ce cabinet tout d’abord à Nancy pour examiner les chenets de la deuxième paire (incomplète) conservée au Musée lorrain puis à Lunéville afin de les présenter à la conservatrice de l’époque. En récompense de ces efforts, nous nous sommes vus rapidement et énergiquement éconduits du palais des ducs de Lorraine par un haut responsable du Conseil général de Meurthe-et-Moselle ! (voir article de l’Est Républicain du 26 janvier 2004) cliquez ici Alerté de la mise en vente
de ce modèle si intimement lié au patrimoine lunévillois
et lorrain, Jean-Jacques Aillagon, alors ministre de la Culture, eut
pour sa part une attitude nettement plus constructive puisqu’il
fit prendre immédiatement par son administration toutes les dispositions
afin de pouvoir permettre l’acquisition de ces deux bronzes en
faveur du château de Lunéville. Toutefois, le musée
se montra incapable d’élaborer le dossier demandé
par la Direction des Musées de France. La paire de chenets estimée
entre 60 000 et 80 000 euros fut alors adjugée 105 000 euros
et… acquise par un acquéreur étranger. Que le lecteur ne s’étonne
pas. L’argument est servi régulièrement. Il n’est
pas rare que des conservateurs médiocres, pour masquer une profonde
incompétence, cherchent à entacher par un tel argument
les chercheurs extérieurs dont les travaux font de l’ombre
à une triste carrière. Les plus mauvais universitaires
agissent parfois tout aussi sournoisement afin de préserver une
chasse gardée, un tout petit territoire de compétences
qu’ils ont tellement de mal à conserver. Nous sommes toujours
au pays des Gaulois ! Un grand collectionneur privé parisien ami, sensibilisé par le patrimoine lorrain qui refait lentement surface, s’est alors inquiété du devenir de ces deux chenets dont un Zéphyr, appartenant à la troisième paire, est conservé aussi au château royal de Varsovie (inv. ZKW 1697). Après de longs mois de négociations, Zéphyr et Flore viennent de retrouver le ciel d’Ile de France. Ce collectionneur envisage très sérieusement de les offrir à la Lorraine, accompagnés de surcroît, de deux exceptionnels vestiges des anciennes collections ducales. Gageons que le climat lunévillois se détende enfin, depuis les imprécations de l’ancienne conservatrice……. toujours inlassablement relayées par certains dirigeants de l’association des Amis du Château de Lunéville qui partagent un même degré d’incompétence et dont l’un d’entre eux ajoute à ce noble palmarès d’avoir été un malencontreux destructeur du patrimoine civil et religieux de la ville ! Mise au point à
propos du texte ci-dessus La mise en ligne du propos ci-dessus
à suscité à Lunéville quelques réactions
assez bruyantes pour mieux insinuer que ce récit (que nous avons
voulu purement factuel) était une provocation lancée à
l’encontre du Conseil général de Meurthe-et-Moselle.
Espérant ainsi mettre un
terme à cette nouvelle stérile polémique, reprenons
le sentier des recherches : notre prochain ouvrage proposera aux lecteurs
quelques découvertes intéressantes : une série
de projets inédits de Germain Boffrand sur les intérieurs
du palais des ducs de Lorraine , une vue inédite de la cour d’honneur
et de l’aile Sud du château de Jadot et bien sûr de
nouvelles pièces de mobilier.
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Tableau acquis par l'Association des Amis du château de Lunéville |
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| Marie Leszczynska entre en bien petites pompes au musée du château de Lunéville La conservation du château
du musée de Lunéville vient de solliciter son association
d'amis pour l'acquisition d'un portrait représentant la reine
Marie Leszczynska. Cette toile anonyme, acquise pour une somme de 6
500 euros, a été réalisée d'après
les nombreuses versions exécutées par Alexis-Simon Belle
(1674-1734) dont le musée possède déjà une
oeuvre assez exceptionnelle dans le tableau représentant la duchesse
Élisabeth-Charlotte en compagnie de l'un de ses fils. Le 20 juin 2008, à Fontainebleau, a été vendu un superbe portrait de la souveraine (146 cm x 119 cm), peint également par Belle, réplique partielle du tableau qui se trouvait à Lunéville, mais sans le Dauphin (Vente Osenat, n°69). On peut regretter que la conservation que nous avions alertée à ce sujet, n'ait pas fait l'acquisition de cette toile historique. Certes, le prix d'acquisition n'aurait pas été le même. Mais il aurait mieux valu assurément profiter de cette belle occasion ou attendre encore une autre circonstance plutôt que d'acquérir, huit mois plus tard, une toile très secondaire.... Marie Leszczynska valait quand même mieux que cela ! |
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Alexis-Simon Belle |
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EGLISE SAINT JACQUES DE LUNEVILLE Restauration de l'Autel de la Vierge
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Enrichissement des collections du château de Lunéville |
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À la lecture de ce compte-rendu, nous en déduisons que les responsables des collections cités dans ce propos ont oublié l’article de ce même quotidien, paru le 12 décembre 2007 (on pourra le retrouver en bas de cette rubrique) pour en annoncer l’existence en proposant qu’il puisse être présenté dans l’exposition sur François III, alors en préparation et de surcroît, qu’ils n’ont jamais lu notre dernier ouvrage, publié en Juillet 2008, La Cour de Lorraine en ses meuble qui consacre cinq pages (pp 90 à 94) à ce portrait. Mais on ne peut forcer personne à lire
un ouvrage mis à l’index !
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Les travaux de M. Jean-Pierre Carciofi mis à l’honneur
Il était question, à
l’époque, de « restituer » au centre des médaillons
ovales qui ornent chacune de ces pièces de serrurerie le chiffre
doré du roi de Pologne. Transmise à la conservation
de l’époque, cette note n’a pas échappé
à l’architecte en chef en charge de cet immense chantier,
M. Pierre-Yves Caillault, qui vient de restituer ces éléments
décoratifs sur le monument en cours de restauration.
-------------------------------------------------------------------------------------------------- Du duc à l’empereur Réalisée à l'instigation de l'association des Amis de Lunéville, après la parution d'un article consacrée au tricentenaire de la naissance du duc François de Lorraine publié dans l'Est républicain en décembre 2007, l'exposition présentée au château de Lunéville voudrait retracer les grandes lignes du singulier destin du dernier souverain issu de la branche de Gérard d'Alsace qui devait terminer ses jours à Vienne en 1765 après avoir été successivement duc de Lorraine, grand-duc de Toscane et enfin empereur du Saint Empire romain germanique. Pari audacieux qu'à l'origine nous avions voulu limiter aux années lorraines, celles qui sont étroitement rattachées au château de Lunéville. La proposition d'une collaboration
avec le commissariat de l'exposition ayant été violemment
refusée par les organisateurs, les visiteurs ont donc été
privés de pouvoir admirer un certain nombre d'oeuvres importantes,
jamais exposées, que nous avons retrouvées lors de nos
recherches et dont la présentation était facilement réalisable,
à l'exemple d'un unique portrait du jeune duc peint vers 1730
par le lorrain Philippe Dupuy conservé en collection privée
ou ces Regrets manuscrits, composés en 1723 sur la mort prématurée
du Prince Léopold-Clément, présomptif héritier
de Lorraine, par un auteur resté anonyme,(coll. part.) etc... Malheureusement, l'exposition escamote la première partie de la vie du petit prince -celle qui touchait le plus Lunéville- et l'on peut raisonnablement s'étonner de ne pas voir présentés dans cette première section les témoignages de cette prime enfance, à l'exemple des médailles frappées en 1714 par Ferdinand de Saint-Urbain, dédiées à Léopold-Clément et François-Étienne, ou encore l'année suivante celle où la duchesse est figurée au milieu de tous ses enfants. Nous ne dirions rien également du refus de voir exposée la miniature représentant le petit François-Étienne vers 1715, achetée en vente publique au mois de mars dernier par l'association pour venir enrichir les collections du château. Les exemples pourraient se multiplier.... Attitude bien étrange... et de bonne augure ! Mais revenons à l'exposition dont le parcours apparaît se dérouler sans véritable fil directeur et qui se présente, à notre humble avis, nettement moins bien construit que lors des deux dernières manifestations. Nous pouvons toutefois nous consoler puisque nos précédents ouvrages ont servi de référence pour solliciter par exemple, au musée de la Chasse et de la Nature, le prêt d'un pistolet et d'une arbalète à jalet, réalisés à Lunéville par François Aubert. Nous nous permettons pour finir de relever une erreur significative dans la légende d'un beau dessin à la plume conservé dans les collections du Musée lorrain de Nancy (reproduit p. 15 du catalogue) : Catafalque des obsèques de Léopold de Lorraine, célébrées le 7 juin 1729 dans l'église des Cordeliers de Nancy. À l'examen, il s'agit, en fait, du catafalque élevé pour la pompe funèbre d'Élisabeth-Charlotte en 1744 puisque l'on retrouve non seulement les armoiries de cette dernière présentées sur deux écus placés au centre du portique, le premier Lorraine, le second Orléans, mais encore une effigie féminine dans le médaillon ovale que porte, au centre de la composition, une Renommée. Bien évidemment, seules les armes pleines de Lorraine auraient figuré sur le castrum doloris échafaudé en mémoire du duc de Lorraine ! Un élégant catalogue
de 60 pages accompagne l'exposition et offre d'intéressantes
contributions avec une orientation bibliographique rigoureuse dont nous
sommes bien évidemment exclus puisque nous sommes en présence
d'une publication scientifique sérieuse !
Catalogue de l'exposition -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- PRESENTATION DU LIVRE
LA COUR DE LORRAINE EN SES MEUBLES Découvertes inédites 1698-1766 publié grâce au soutien de la Compagnie AG2R et du Conseil général de Meurthe-et-Moselle en présence de Monsieur Jacques Lamblin Député-Maire de Lunéville le jeudi 10 juillet 2008 à 18 heures au Salon des Halles à Lunéville
Réponse de Jacques Charles-Gaffiot au Maire de Lunéville: cliquez ici
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Souscription
nationale au profit des collections du Fondue en novembre 1759 et convertie en 459 kilos d'argent pour financer la guerre contre la Prusse, l'argenterie du roi Stanislas, ciselée par Thomas Germain, s'est progressivement reconstituée. A la mort du Roi, en 1766, elle se compose de nombreux plats et de plusieurs douzaines d'assiettes, envoyés à Versailles pour être immédiatement rétablis aux armes de Louis XV. Fondue à la Révolution, cette argenterie royale n'existe plus de nos jours. Seules, quelques-unes des pièces, léguées par Stanislas à ses valets de chambre, pourraient subsister. Mais, à ce jour, rien n'en est réapparu. Son cousin par alliance, le duc Ossolinski, grand chambellan de S.M. polonaise, vivait à Lunéville au premier étage du corps central du palais, dans un luxe ostentatoire. Généreusement pensionné par Stanislas, le duc était connu pour son économie avaricieuse. Sa vaisselle d'argent et son orfèvrerie survécurent aux fontes organisées à Metz en 1759. En 1766, le neveu du duc fut autorisé à recouvrer l'héritage familial qui prit le chemin de la Pologne. Cette paire d'assiettes revint en France probablement lors des ventes organisées par le pouvoir soviétique au siècle dernier. Réalisées à Strasbourg vers 1736 par l'orfèvre Joachim Friderich I Kirstein (1701-1770, reçu maître en 1729) ces deux pièces d'orfèvrerie sont aujourd'hui le seul témoignage du raffinement des tables royales et princières de la Cour de Lunéville. Admirablement conservées, elles portent au revers un numéro d'inventaire gravé permettant une identification rigoureuse. Selon toute vraisemblance, cette paire d'assiettes fût offerte par le roi Stanislas à sa chère cousine, la duchesse Ossolinska, peu après son arrivée à Lunéville, en 1737. L'association des Amis de Lunéville et son Centre d'études ont voulu saisir l'occasion unique de leur réapparition pour tenter de les racheter et les offrir au château de Lunéville où elles seront exposées.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- EXPOSITIONS AU CHÂTEAU DE LUNEVILLE Deux expositions sont présentées
jusqu'au 3 août 2008 au château de Les visiteurs sont invités
à emprunter le grand escalier monumental Dans une salle voisine, est présentée,
toujours dans le même La visite est à ne pas
manquer.... et préfigure déjà la renaissance
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![]() Le nain Bébé de retour à Lunéville. Une copie aussi fidèle que l'original perdu dans l'incendie de 2003
REMISE D'UNE STATUETTE REPRESENTANT LE NAIN BEBE Nicolas Ferry, nain de Stanislas offerte par les établisements Foissey à l'association des Amis de la faïencerie de Lunéville le vendredi 6 juin 2008 Cette reproduction à l'identique de l'original perdu dans l'incendie de 2003 est désormais visible dans la salle d'exposition Jacques Chambrette au magasin de la Manufacture situé 1 rue Keller et Guérin à Lunéville
Statuette du nain Bébé,
réalisée d'après le modèle conçu
en 1747 par Nicolas Pioche. La renaissance cette oeuvre si emblématique
du Une édition comprenant dix originaux a été réalisée. L'un d'entre eux a été
également remis le vendredi 13 juin 2008 au musée du château
de Lunéville en présence de
Madame Catherine Calame expose
en présence du président de l'association,
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![]() |
Tricentenaire de
la naissance de Lunéville, 8 décembre 1708
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Pourquoi
faudrait-il ignorer le tricentenaire de la naissance du dernier duc
de Lorraine : François III ?
Le 8 décembre 1708, dans
le palais de Lunéville, naissait et était immédiatement
ondoyé François-Anthoine-Etienne de Lorraine. Un mois
plus tard, le 2 janvier, le petit prince était baptisé
en l’église Saint-Jacques. Ici, sur les bords de la Vezouze,
il devait passer une grande partie de sa jeunesse, au milieu de ses
frères et sœurs, entouré de précepteurs qui
eurent soin de veiller à lui donner l’éducation
soignée que sa naissance exigeait. Ces années marqueront son caractère et combleront son goût pour la rectitude, la fermeté dans les décisions, la rigueur dans les finances de l’Etat et l’affirmation de ses prérogatives. De retour en Lorraine en 1729,
six mois après de décès de son père, il
montre un certain agacement en constatant la place que sa mère
cherche à prendre au sein de Conseil de régence qu’elle
a institué pour diriger les duchés et mieux préserver
les intérêts de la nation et de la Maison héréditaire.
Le conflit aurait pu devenir frontal entre la mère et le fils.
Il sera évité. Les Lorrains ne lui pardonnèrent jamais cet abandon, même si son geste semble avoir été très douloureux. En 1737, ses portraits officiels furent lacérés alors que dans les cris et les larmes on cherchait vainement à retenir sa mère Elisabeth-Charlotte. C’est faire payer bien
cher au souverain le prix de sa lucidité. De nos jours encore et d’une façon insistante, on lui reproche toujours le démeublement de ses palais et le départ des collections accumulées à Commercy, Nancy et Lunéville vers Bruxelles, Florence puis Vienne. C’est ignorer le sens et la portée du changement dynastique qui venait de s’opérer. Ce n’est en effet ni par cupidité ni par une volonté d’accaparement que le transport des effets de la Maison de Lorraine avait été ordonné – François III abandonnera à Florence sa bibliothèque et une grande partie de son cabinet scientifique – mais parce que le départ du chef de Maison impliquait également l’évacuation des biens et des richesses de l’Etat. Aussi, pourquoi ne pas rappeler,
en 2008, à Lunéville la naissance et la jeunesse de ce
prince lorrain, dernier rameau régnant sur la province, issu
de la lignée de Charles V et de Léopold ?
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Membres du comité pressentis M. Pierre Simonin
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