Actualités

 

Du 6 juin 2009 au 20 septembre prochain, le musée du château de Lunéville présente une intéressante exposition Turqueries et autres chinoiseries, l’exotisme en Lorraine au XVIIIe siècle.

Les pièces présentées sont dignes d’intérêt et méritent un détour par Lunéville pour venir les découvrir. Mais plus encore, la publication qui accompagne l’exposition, un livret fort bien illustré de 72 pages (vendu au prix modique de 15 euros) permet de comprendre toute la thématique proposée. L’opuscule offre notamment un superbe article de Madame Chantal Humbert, De la turcomachie aux turqueries qui envisage de quelle manière s’est progressivement opérée, dans les arts décoratifs lorrains du XVIIIe siècle, la métamorphose des représentations de l’assujettissement des Turcs et l’anéantissement de leurs forces par l’intermédiaire de l’exaltation des emblématiques victoires du duc Charles V, pour aboutir à un engouement turco-chinois dont les caprices du roi Stanislas Leszczynski constituent les reflets les plus représentatifs.
On pourra toutefois regretter que les pièces présentées dans l’exposition fassent l’objet de notices scientifiques très sommaires, imprimées sur une feuille volante, et qu’elles ne soient pas toutes reproduites dans le catalogues, notamment pour l’une des plus spectaculaires d’entre elles, inédite, un buste en marbre blanc attribué à Rémy-François Chassel (vers 1665 – 1752), représentant le duc Charles V.

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En partenariat avec Terres d’Est

(Manufactures royales de Lunéville Saint-Clément)

réédition de l’assiette
du service réalisé par
la faïencerie de Niderviller

vers 1750

pour le roi Stanislas Leszczynski

VIDEO

&

retirage du buste de
Stanislas Leszczynski
créé par
Paul-Louis Cyfflé

vers 1760

VIDEO


Pour toute information complémentaire, merci de bien vouloir contacter M. Jean-Louis Janin-Daviet
au 06 07 16 34 25.

Une réduction de 10% sur le prix de vente sera accordée aux membres de l’association.

 



 

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Le tableau représentant Saint Jérôme pénitent a trouvé enfin sa place définitive dans l’église Saint-Jacques de Lunéville

Il aura fallu 3 ans, presque jour pour jour, pour que la copie originale représentant Saint Jérôme pénitent de Georges de La Tour, offerte à l’église Saint-Jacques de Lunéville par l’association des Amis de Lunéville, trouve enfin une place définitive dans le sanctuaire élevé à Lunéville par le duc François III et achevé par le roi Stanislas.

La bienveillance de M. l’Abbé Jean-Marie Pierron, curé de la paroisse, la détermination de M. Jacques Lamblin, député-maire de Lunéville ont permis de surmonter quelques difficultés administratives et cent autres chicaneries pour faire aboutir l’initiative proposée par M. Jean-Pierre Carciofi en 2005, parrainée par S. Em. Rév. le cardinal Paul Poupard, alors président du Conseil pontifical de la Culture.

Le vendredi 9 juin 2006, en présence de S. Exc. Monseigneur Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et de Toul, de S.A.R. le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme et de nombreuses personnalités lunévilloises ou nancéiennes, cette œuvre, peinte par M. Richard Mongenet, a été solennellement bénie et remise au curé de la paroisse.

Déposée tout d’abord dans la chapelle des Fonts et exposée sur un chevalet, elle avait du être retirée, quelques mois plus tard, afin d’être mieux protégée.

Un emplacement de choix a été finalement trouvé. Isolée et placée dans le vestibule droit de la sacristie, cette toile ne saurait être manquée par les nombreux visiteurs de l’église qui pourront ainsi voir illustrée, dans sa propre ville, la prodigieuse carrière d’un des peintres les plus reconnus du XVIIe siècle et dont le rappel de l’œuvre immense faisait jusqu’alors toujours cruellement défaut au sein du patrimoine lunévillois.

 

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La paire de chenets aux armes de Stanislas Leszczynski provenant du pavillon de Chanteheux est de retour en France

Inespéré !

Après cinq ans de pérégrination en Allemagne, en Russie et sans doute ailleurs, la paire de chenets que nous avions identifiée en 2004 est de retour en France.

Sollicité par le cabinet d’expertise parisien Daguerre pour étudier, avant sa mise en vente (Drouot 26 mars 2004), une exceptionnelle paire de chenets en bronze doré et au C couronné, représentant Zéphyr et Flore, nous avions pu démontrer qu’elle appartenait à un ensemble constitué de quatre paires, commandées par le roi Stanislas pour le Grand Salon du pavillon de Chanteheux qui terminait si heureusement la perspective ouverte à travers les jardins du palais de Lunéville.

Avant de remettre les conclusions de notre étude cliquez ici, nous étions venus avec les deux responsables de ce cabinet tout d’abord à Nancy pour examiner les chenets de la deuxième paire (incomplète) conservée au Musée lorrain puis à Lunéville afin de les présenter à la conservatrice de l’époque. En récompense de ces efforts, nous nous sommes vus rapidement et énergiquement éconduits du palais des ducs de Lorraine par un haut responsable du Conseil général de Meurthe-et-Moselle ! (voir article de l’Est Républicain du 26 janvier 2004) cliquez ici

Alerté de la mise en vente de ce modèle si intimement lié au patrimoine lunévillois et lorrain, Jean-Jacques Aillagon, alors ministre de la Culture, eut pour sa part une attitude nettement plus constructive puisqu’il fit prendre immédiatement par son administration toutes les dispositions afin de pouvoir permettre l’acquisition de ces deux bronzes en faveur du château de Lunéville. Toutefois, le musée se montra incapable d’élaborer le dossier demandé par la Direction des Musées de France. La paire de chenets estimée entre 60 000 et 80 000 euros fut alors adjugée 105 000 euros et… acquise par un acquéreur étranger.
Pour mieux justifier cet échec cuisant, la conservatrice fit état de son courroux en prétendant que le montant de l’adjudication était exagérément élevé du fait de la scandaleuse commission que nous avions exigée pour l’examen de ces deux chenets. Aux accents de la vertu, elle concluait même que si l’acquéreur décidait de venir lui apporter ces deux pièces pour enrichir les collections du musée de Lunéville, elle les refuserait énergiquement puisque celles-ci étaient une preuve accablante de notre plus vile compromission avec le marché de l’Art.

Que le lecteur ne s’étonne pas. L’argument est servi régulièrement. Il n’est pas rare que des conservateurs médiocres, pour masquer une profonde incompétence, cherchent à entacher par un tel argument les chercheurs extérieurs dont les travaux font de l’ombre à une triste carrière. Les plus mauvais universitaires agissent parfois tout aussi sournoisement afin de préserver une chasse gardée, un tout petit territoire de compétences qu’ils ont tellement de mal à conserver. Nous sommes toujours au pays des Gaulois !

Quelques mois plus tard, cette paire de chenets réapparaissait à la foire de Moscou, présenté par la Galerie Neuse de Brême. En 2008, elle était proposée pour une somme de 280 000 euros à la Biennale des Antiquaires.

Un grand collectionneur privé parisien ami, sensibilisé par le patrimoine lorrain qui refait lentement surface, s’est alors inquiété du devenir de ces deux chenets dont un Zéphyr, appartenant à la troisième paire, est conservé aussi au château royal de Varsovie (inv. ZKW 1697).

Après de longs mois de négociations, Zéphyr et Flore viennent de retrouver le ciel d’Ile de France. Ce collectionneur envisage très sérieusement de les offrir à la Lorraine, accompagnés de surcroît, de deux exceptionnels vestiges des anciennes collections ducales.

Gageons que le climat lunévillois se détende enfin, depuis les imprécations de l’ancienne conservatrice……. toujours inlassablement relayées par certains dirigeants de l’association des Amis du Château de Lunéville qui partagent un même degré d’incompétence et dont l’un d’entre eux ajoute à ce noble palmarès d’avoir été un malencontreux destructeur du patrimoine civil et religieux de la ville !

Mise au point à propos du texte ci-dessus
6 mai 2009

La mise en ligne du propos ci-dessus à suscité à Lunéville quelques réactions assez bruyantes pour mieux insinuer que ce récit (que nous avons voulu purement factuel) était une provocation lancée à l’encontre du Conseil général de Meurthe-et-Moselle.
Une telle interprétation ne peut en aucun cas être le reflet de notre pensée à moins de faire preuve d’une grossière ingratitude puisque –faut-il le rappeler- le Conseil général de Meurthe-et-Moselle a d’une part toujours soutenu financièrement nos publications et que son Président, d’autre part, a toujours accepté de nous faire l’honneur d’une préface qui, à notre humble avis, n’était pas dépourvue d’éloges.
De même, notre rubrique « Actualités » ne saurait être une tribune destinée à discréditer les événements culturels organisés par la conservation du château. Nous avons eu l’occasion de saluer, par exemple, les travaux de M. Thierry Frantz notamment pour son exposition La Toilette de Flore. Ce jeune doctorant qui de surcroît écrit toujours dans le meilleur des styles, publie régulièrement de savants articles faisant appel à de profondes connaissances. De même, nous avons toujours entretenu d’amicales relations avec M. Dominique Pocreau, ancien chef de projet, pour lequel nous gardons, malgré son départ, une estime intacte.
Enfin, à aucun moment nous ne nous sommes permis, vis à vis de quiconque, d’adresser d’injurieux propos, même si nous en avons reçus au point de pouvoir envisager la rédaction de Novae imprecationes lotharingiae afin de mettre un peu d’humour au milieu de tous cette multitude de ragots et d’insinuations sans fondement.
Une fois encore, cette nouvelle effervescence est le fruit du même petit sérail qui, à chaque fois, se mobilise à l’annonce d’une nouvelle publication placée sous l’égide de notre Centre de recherches et instrumente, avec plus ou moins de succès, chercheurs, étudiants ou de simples connaissances.
Ces dernières vociférations vindicatives auront peut-être le mérite d’attirer l’attention de personnalités qui lassées d’un tel brouhaha prieront instamment les bavards de se taire.

Espérant ainsi mettre un terme à cette nouvelle stérile polémique, reprenons le sentier des recherches : notre prochain ouvrage proposera aux lecteurs quelques découvertes intéressantes : une série de projets inédits de Germain Boffrand sur les intérieurs du palais des ducs de Lorraine , une vue inédite de la cour d’honneur et de l’aile Sud du château de Jadot et bien sûr de nouvelles pièces de mobilier.
En 2010, nous avons le coupable projet de publier un manuscrit inédit, Mon histoire avec le roy de Pologne, rédigé par une pétillante femme de Lettres ayant séjourné à Lunéville, à deux reprises, en 1747, sur le chemin de Plombières.
Enfin, dans quelques jours sera mise en ligne, dans la rubrique « Nouvelles découvertes » une lettre écrite en 1765 par Madame Geoffrin (conservée en collection privée) au roi de Pologne, Stanislas-Auguste Poniatowski, afin de lui demander de rassembler le plus d’éléments biographiques possible sur son prédécesseur, le roi Leszczynski,… afin de répondre au souhait d’un grand prédicateur de la cour de Versailles qui cherchait se préparer à l’exercice d’une oraison funèbre dont il pensait devoir être chargé !


 

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Tableau acquis par l'Association des Amis du château de Lunéville

Marie Leszczynska entre en bien petites pompes au musée du château de Lunéville

La conservation du château du musée de Lunéville vient de solliciter son association d'amis pour l'acquisition d'un portrait représentant la reine Marie Leszczynska. Cette toile anonyme, acquise pour une somme de 6 500 euros, a été réalisée d'après les nombreuses versions exécutées par Alexis-Simon Belle (1674-1734) dont le musée possède déjà une oeuvre assez exceptionnelle dans le tableau représentant la duchesse Élisabeth-Charlotte en compagnie de l'un de ses fils.
On peut toutefois s'interroger sur la pertinence d'une telle acquisition dans la mesure où cette copie d'atelier provincial, charmante au demeurant, pourra difficilement voisiner dans les futures salles du musée ou dans l'appartement ducal restitué, avec des oeuvres plus importantes. En effet, on aurait pu s'attendre pour illustrer la fille de Stanislas à une acquisition de plus grande qualité qui rende justice à l'importance de ce personnage et surtout qui rappelle les portraits de la souveraine qui se trouvaient accrochés, soit dans l'appartement du roi de Pologne, soit dans celui de son épouse.
Ainsi, dans le Grand cabinet d'Assemblée de la reine de Pologne à Lunéville, figurait un grand portrait réalisé par Alexis-Simon Belle et son atelier, représentant "Marie Leszczynska avec M. le Dauphin, à l'âge de trois ans" que Stanislas avait payé 600 livres. Ce tableau, renvoyé au garde-meuble de la Couronne après la mort du souverain en 1766, est probablement celui qui orne de nos jours la salle à manger de la résidence du préfet de Meurthe-et-Moselle à Nancy.

Le 20 juin 2008, à Fontainebleau, a été vendu un superbe portrait de la souveraine (146 cm x 119 cm), peint également par Belle, réplique partielle du tableau qui se trouvait à Lunéville, mais sans le Dauphin (Vente Osenat, n°69). On peut regretter que la conservation que nous avions alertée à ce sujet, n'ait pas fait l'acquisition de cette toile historique.

Certes, le prix d'acquisition n'aurait pas été le même. Mais il aurait mieux valu assurément profiter de cette belle occasion ou attendre encore une autre circonstance plutôt que d'acquérir, huit mois plus tard, une toile très secondaire.... Marie Leszczynska valait quand même mieux que cela !

Alexis-Simon Belle
Portrait de Marie Leszczynska, reine de France
Cadre en bois sculpté et doré du XVIIIe siècle aux armes de France (reprises sous la Restauration)

 

 

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EGLISE SAINT JACQUES DE LUNEVILLE

Restauration de l'Autel de la Vierge

 


Autel de la Vierge, vers 1950

 

 

 

 

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Enrichissement des collections du château de Lunéville

 

 


Dans un récent article de L’Est Républicain en date du 14 janvier 2009, les lecteurs de ce quotidien avaient la joie d’apprendre l’acquisition, au profit des collections du château de Lunéville, de deux nouvelles toiles mises en vente, toutes deux, par adjudication publique à l’Hôtel Drouot le 19 décembre 2008.
La première, par les soins de l’étude Boisgirard, représentait Léopold à la chasse, peinte par Claude Jacquart vers 1720 ; la seconde, par les soins de l’étude Aguttes, exécutée par Philippe Dupuy, figurait le duc François III en majesté.

À la lecture de ce compte-rendu, nous en déduisons que les responsables des collections cités dans ce propos ont oublié l’article de ce même quotidien, paru le 12 décembre 2007 (on pourra le retrouver en bas de cette rubrique) pour en annoncer l’existence en proposant qu’il puisse être présenté dans l’exposition sur François III, alors en préparation et de surcroît, qu’ils n’ont jamais lu notre dernier ouvrage, publié en Juillet 2008, La Cour de Lorraine en ses meuble qui consacre cinq pages (pp 90 à 94) à ce portrait.

Mais on ne peut forcer personne à lire un ouvrage mis à l’index !

 

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Les travaux de M. Jean-Pierre Carciofi mis à l’honneur


En juillet 2001, notre ami, Jean-Pierre Carciofi, réunissait dans une petite brochure confidentielle, intitulée Repérages à Lunéville concernant les serrureries du château ducal et d’autres pièces d’époque pouvant permettre des comparaisons utiles, ses réflexions au sujet des garde-corps des fenêtres du château ducal de Lunéville qui venait, à cette époque, d’être cédé pour le franc symbolique au Conseil général de Meurthe-et-Moselle par la municipalité de Lunéville.

Il était question, à l’époque, de « restituer » au centre des médaillons ovales qui ornent chacune de ces pièces de serrurerie le chiffre doré du roi de Pologne.
Surpris par un tel parti pris qui ne reposait sur aucune source archivistique, Jean-Pierre Carciofi voulut tout d’abord rappeler que le château avait été construit par le duc Léopold de 1703 à1723 et que le roi Stanislas n’avait fait construire dans le domaine de ses prédécesseurs que des constructions éphémères.
Mais, il se livra surtout à un examen attentif des éléments encore en place. Il ne put détecter aucune trace de la présence du monogramme SR (Stanislas Rex). En revanche, sur la centaine de fenêtres, deux d’entre elles, sur la façade Est du corps central, possédaient toujours un élément incontestable témoignant que dans l’anneau central avait été placée la croix de Lorraine. « En effet, sur ces deux spécimens heureusement conservés, une barre verticale coupe l’anneau central du motif décoratif du garde-corps, cette barre présentant deux entailles disposées de telle sorte qu’elles permettaient la pose des deux branches latérales de l’emblème dynastique, la croix à double traverse ».

Transmise à la conservation de l’époque, cette note n’a pas échappé à l’architecte en chef en charge de cet immense chantier, M. Pierre-Yves Caillault, qui vient de restituer ces éléments décoratifs sur le monument en cours de restauration.
Dans quelques semaines, à présent, sera dévoilée la façade du château regardant le jardin Des Bosquets qui a retrouvé tous ses feux et dont certains éléments se lisent déjà à travers les échafaudages !

 

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Du duc à l’empereur

Réalisée à l'instigation de l'association des Amis de Lunéville, après la parution d'un article consacrée au tricentenaire de la naissance du duc François de Lorraine publié dans l'Est républicain en décembre 2007, l'exposition présentée au château de Lunéville voudrait retracer les grandes lignes du singulier destin du dernier souverain issu de la branche de Gérard d'Alsace qui devait terminer ses jours à Vienne en 1765 après avoir été successivement duc de Lorraine, grand-duc de Toscane et enfin empereur du Saint Empire romain germanique.

Pari audacieux qu'à l'origine nous avions voulu limiter aux années lorraines, celles qui sont étroitement rattachées au château de Lunéville.

La proposition d'une collaboration avec le commissariat de l'exposition ayant été violemment refusée par les organisateurs, les visiteurs ont donc été privés de pouvoir admirer un certain nombre d'oeuvres importantes, jamais exposées, que nous avons retrouvées lors de nos recherches et dont la présentation était facilement réalisable, à l'exemple d'un unique portrait du jeune duc peint vers 1730 par le lorrain Philippe Dupuy conservé en collection privée ou ces Regrets manuscrits, composés en 1723 sur la mort prématurée du Prince Léopold-Clément, présomptif héritier de Lorraine, par un auteur resté anonyme,(coll. part.) etc...
Le fruit d'une collaboration aussi légitime aurait également pu permettre d'exposer un très rare cheval de bois ayant servi à l'éducation des princes (coll. part.) ou encore, afin de mieux évoquer l'atmosphère musicale familiale, la guitare de la duchesse Élisabeth-Charlotte réalisée en 1692 par le luthier parisien Jean Voboam qui fera prochainement l'objet d'un article dans le magazine L'Estampille, l'Objet d'art.

Malheureusement, l'exposition escamote la première partie de la vie du petit prince -celle qui touchait le plus Lunéville- et l'on peut raisonnablement s'étonner de ne pas voir présentés dans cette première section les témoignages de cette prime enfance, à l'exemple des médailles frappées en 1714 par Ferdinand de Saint-Urbain, dédiées à Léopold-Clément et François-Étienne, ou encore l'année suivante celle où la duchesse est figurée au milieu de tous ses enfants. Nous ne dirions rien également du refus de voir exposée la miniature représentant le petit François-Étienne vers 1715, achetée en vente publique au mois de mars dernier par l'association pour venir enrichir les collections du château. Les exemples pourraient se multiplier....

Attitude bien étrange... et de bonne augure !

Mais revenons à l'exposition dont le parcours apparaît se dérouler sans véritable fil directeur et qui se présente, à notre humble avis, nettement moins bien construit que lors des deux dernières manifestations. Nous pouvons toutefois nous consoler puisque nos précédents ouvrages ont servi de référence pour solliciter par exemple, au musée de la Chasse et de la Nature, le prêt d'un pistolet et d'une arbalète à jalet, réalisés à Lunéville par François Aubert.

Nous nous permettons pour finir de relever une erreur significative dans la légende d'un beau dessin à la plume conservé dans les collections du Musée lorrain de Nancy (reproduit p. 15 du catalogue) : Catafalque des obsèques de Léopold de Lorraine, célébrées le 7 juin 1729 dans l'église des Cordeliers de Nancy. À l'examen, il s'agit, en fait, du catafalque élevé pour la pompe funèbre d'Élisabeth-Charlotte en 1744 puisque l'on retrouve non seulement les armoiries de cette dernière présentées sur deux écus placés au centre du portique, le premier Lorraine, le second Orléans, mais encore une effigie féminine dans le médaillon ovale que porte, au centre de la composition, une Renommée. Bien évidemment, seules les armes pleines de Lorraine auraient figuré sur le castrum doloris échafaudé en mémoire du duc de Lorraine !

Un élégant catalogue de 60 pages accompagne l'exposition et offre d'intéressantes contributions avec une orientation bibliographique rigoureuse dont nous sommes bien évidemment exclus puisque nous sommes en présence d'une publication scientifique sérieuse !

Catalogue de l'exposition

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PRESENTATION DU LIVRE

 

LA COUR DE LORRAINE EN SES MEUBLES

Découvertes inédites 1698-1766

publié grâce au soutien de la Compagnie AG2R et du Conseil général de Meurthe-et-Moselle

en présence de Monsieur Jacques Lamblin

Député-Maire de Lunéville

le jeudi 10 juillet 2008 à 18 heures

au Salon des Halles à Lunéville


Discours de Monsieur Jacques Lamblin, Député-Maire de Lunéville : cliquez ici

Réponse de Jacques Charles-Gaffiot au Maire de Lunéville: cliquez ici

Photos de l'évènement

 

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Souscription nationale au profit des collections du
château de Lunéville

Fondue en novembre 1759 et convertie en 459 kilos d'argent pour financer la guerre contre la Prusse, l'argenterie du roi Stanislas, ciselée par Thomas Germain, s'est progressivement reconstituée. A la mort du Roi, en 1766, elle se compose de nombreux plats et de plusieurs douzaines d'assiettes, envoyés à Versailles pour être immédiatement rétablis aux armes de Louis XV. Fondue à la Révolution, cette argenterie royale n'existe plus de nos jours. Seules, quelques-unes des pièces, léguées par Stanislas à ses valets de chambre, pourraient subsister. Mais, à ce jour, rien n'en est réapparu.

Son cousin par alliance, le duc Ossolinski, grand chambellan de S.M. polonaise, vivait à Lunéville au premier étage du corps central du palais, dans un luxe ostentatoire. Généreusement pensionné par Stanislas, le duc était connu pour son économie avaricieuse. Sa vaisselle d'argent et son orfèvrerie survécurent aux fontes organisées à Metz en 1759.

En 1766, le neveu du duc fut autorisé à recouvrer l'héritage familial qui prit le chemin de la Pologne. Cette paire d'assiettes revint en France probablement lors des ventes organisées par le pouvoir soviétique au siècle dernier.

Réalisées à Strasbourg vers 1736 par l'orfèvre Joachim Friderich I Kirstein (1701-1770, reçu maître en 1729) ces deux pièces d'orfèvrerie sont aujourd'hui le seul témoignage du raffinement des tables royales et princières de la Cour de Lunéville. Admirablement conservées, elles portent au revers un numéro d'inventaire gravé permettant une identification rigoureuse.

Selon toute vraisemblance, cette paire d'assiettes fût offerte par le roi Stanislas à sa chère cousine, la duchesse Ossolinska, peu après son arrivée à Lunéville, en 1737.

L'association des Amis de Lunéville et son Centre d'études ont voulu saisir l'occasion unique de leur réapparition pour tenter de les racheter et les offrir au château de Lunéville où elles seront exposées.

 

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EXPOSITIONS AU CHÂTEAU DE LUNEVILLE

Deux expositions sont présentées jusqu'au 3 août 2008 au château de
Lunéville, contribuant ainsi à faire revivre ce prestigieux monument.

Les visiteurs sont invités à emprunter le grand escalier monumental
de l'aile Nord pour découvrir l'art de la toilette et des secrets de
beauté aux XVIIIe siècle. Dans une muséographie très soignée, il sera
possible de s'enivrer des parfums de cette époque.

Dans une salle voisine, est présentée, toujours dans le même
raffinement, une sélection d'oeuvres acquises ou offertes au cours
des cinq dernières années par le musée.
Cette rétrospective présente un choix intéressant d'objets d'art très
diversifiés parmi lesquels figurent quelques chefs d'oeuvre dont une
console en bois doré provenant du mobilier du roi Stanislas.
Parmi ces nouvelles acquisitions certaines ont été découvertes par nos soins et ont fais l'objet
d'articles ou de publications comme l'ensemble de panneaux provenant du salon de compagnie
du château de Neuviller-sur-Moselle.

La visite est à ne pas manquer.... et préfigure déjà la renaissance
du palais des ducs de Lorraine !

 

 

 
 

 

 

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Le nain Bébé de retour à Lunéville.

Une copie aussi fidèle que l'original perdu dans l'incendie de 2003

 

REMISE D'UNE STATUETTE REPRESENTANT LE NAIN BEBE

Nicolas Ferry, nain de Stanislas

offerte par les établisements Foissey

à l'association des Amis de la faïencerie de Lunéville

le vendredi 6 juin 2008

Cette reproduction à l'identique de l'original perdu dans l'incendie de 2003 est désormais visible dans la salle

d'exposition Jacques Chambrette au magasin de la Manufacture situé 1 rue Keller et Guérin à Lunéville

 

Statuette du nain Bébé, réalisée d'après le modèle conçu en 1747 par Nicolas Pioche. La renaissance cette oeuvre si emblématique du
patrimoine de Lunéville atteste d'un savoir-faire qui se perpétue toujours au sein des artisans de la manufacture.
Cette initiative, conduite sous la direction de M. Jean-Louis Janin Daviet, a demandé :
92 heures de recherches
540 heures de modelage
127 heures de prototypage
56 heures de décoration.

Une édition comprenant dix originaux a été réalisée.

L'un d'entre eux a été également remis le vendredi 13 juin 2008 au musée du château de Lunéville en présence de
M. Michel Dinet, président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle.

 

Madame Catherine Calame expose en présence du président de l'association,
Maître Pierre Poncet, les différentes étapes nécessaires à la réalisation de la statuette.

 

 

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Tricentenaire de la naissance de
François III de Lorraine,
empereur du Saint-Empire Romain Germanique

Lunéville, 8 décembre 1708

 

 

Pourquoi faudrait-il ignorer le tricentenaire de la naissance du dernier duc de Lorraine : François III ?

Le 8 décembre 1708, dans le palais de Lunéville, naissait et était immédiatement ondoyé François-Anthoine-Etienne de Lorraine. Un mois plus tard, le 2 janvier, le petit prince était baptisé en l’église Saint-Jacques. Ici, sur les bords de la Vezouze, il devait passer une grande partie de sa jeunesse, au milieu de ses frères et sœurs, entouré de précepteurs qui eurent soin de veiller à lui donner l’éducation soignée que sa naissance exigeait.
Fils cadet du duc Léopold et de la duchesse Elisabeth-Charlotte d’Orléans, il aurait pu rester un personnage de second plan si la mort prématurée de son frère aîné, Léopold-Clément, en 1723, ne l’avait élevé au rang d’héritier présomptif de la Couronne. Lunéville devenait désormais un cadre trop étroit pour la formation du jeune prince. Il prit, à son tour, le chemin de Vienne pour se familiariser aux affaires et apprendre l’art de gouverner sous la férule de gouverneurs germaniques qu’il s’attachera définitivement.

Ces années marqueront son caractère et combleront son goût pour la rectitude, la fermeté dans les décisions, la rigueur dans les finances de l’Etat et l’affirmation de ses prérogatives.

De retour en Lorraine en 1729, six mois après de décès de son père, il montre un certain agacement en constatant la place que sa mère cherche à prendre au sein de Conseil de régence qu’elle a institué pour diriger les duchés et mieux préserver les intérêts de la nation et de la Maison héréditaire. Le conflit aurait pu devenir frontal entre la mère et le fils. Il sera évité.
Mais à dix-neuf ans, le nouveau souverain avec son équipe de conseillers venus, eux aussi, de Vienne entreprend, avec une célérité et une énergie propres à son âge un examen complet de l’état des duchés. Il soumet cet héritage, les institutions, les finances, à son examen personnel en y apportant immédiatement les remèdes qu’il juge d’autant plus indispensables que la médecine parfois peut se montrer amère.
En dix-huit mois tout est achevé. La Lorraine a été le petit théâtre où il a pu faire valoir ses compétences et exercer le pouvoir dont il est investi.
A-t-il conscience du destin vers lequel il se dirige lorsqu’il quitte définitivement le pays en 1731 ?
Ses maîtres en géopolitique lui ont sans doute fait entrevoir l’évolution inéluctable et fatale de ses Etats dans une Europe encore en plein soubresauts : une contrée compressée d’un côté par l’Empire dont le prestige a considérablement augmenté depuis les replis successifs des Turcs et la défaite programmée du Croissant et de l’autre côté par les appétits expansionnistes de la France qui cherchant à relier Strasbourg est bien décidée à faire disparaître la vieille enclave lorraine. La leçon n’était pas nouvelle : déjà elle avait été prêchée à son père !

Les Lorrains ne lui pardonnèrent jamais cet abandon, même si son geste semble avoir été très douloureux. En 1737, ses portraits officiels furent lacérés alors que dans les cris et les larmes on cherchait vainement à retenir sa mère Elisabeth-Charlotte.

C’est faire payer bien cher au souverain le prix de sa lucidité.
Si sa renonciation lui fut arrachée en échange du consentement des puissances à son mariage,
par sa signature, il éloignait de la Lorraine les malheurs de la guerre pour 65 ans.

De nos jours encore et d’une façon insistante, on lui reproche toujours le démeublement de ses palais et le départ des collections accumulées à Commercy, Nancy et Lunéville vers Bruxelles, Florence puis Vienne. C’est ignorer le sens et la portée du changement dynastique qui venait de s’opérer. Ce n’est en effet ni par cupidité ni par une volonté d’accaparement que le transport des effets de la Maison de Lorraine avait été ordonné – François III abandonnera à Florence sa bibliothèque et une grande partie de son cabinet scientifique – mais parce que le départ du chef de Maison impliquait également l’évacuation des biens et des richesses de l’Etat.

Aussi, pourquoi ne pas rappeler, en 2008, à Lunéville la naissance et la jeunesse de ce prince lorrain, dernier rameau régnant sur la province, issu de la lignée de Charles V et de Léopold ?
Un colloque et diverses autres manifestations culturelles sont prévus, en 2008, à Vienne.
L’association Les Amis de Lunéville aurait donc souhaité pouvoir présenter, à l’occasion de cet anniversaire, une exposition consacrée aux jeunes années de François-Etienne qui permettrait d’évoquer le prince au milieu de sa famille.
Un ensemble de pièces, dont certaines inédites en Lorraine, ont d’ores et déjà été pressenties.
L’association aimerait fédérer autour de cette initiative tous les acteurs culturels institutionnels lunévillois ainsi que tous les particuliers qui souhaiteraient y apporter un concours actif.


 

Membres du comité pressentis

M. Pierre Simonin
M. Hubert Collin
Melle Catherine Guyon
M. Jean-Pierre Carciofi
M. André Courbet
Madame Annie Warin
Docteur Paul Robaux
Professeur Yves Ferraton
Doyen Laurent Versini
Professeur Jörg Garms
Madame Renate Zedinger
M. Jacques Charles-Gaffiot