Actualités

 

Samedi 27 février 2010 à 18 heures

Messe anniversaire à la mémoire du roi Stanislas Leszczysnki

Eglise Saint-Jacques de Lunéville

Célébrée par Monsieur l'Abbé R. Marchal, vicaire général

avec la participation de la Chorale grégorienne d'Alsace

placée sous la direction de Monsieur Benoît Neiss

 

 

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27 février 2010

Restitution à la Ville de Lunéville de deux volumes de l'Exploration scientifique de la Tunisie par Charles Tissot (Paris, 1884-1888) provenant de la bibliothèque municipale et achetés sur le marché de l'art par l'association.

 

 

Acceptation du don par Monsieur Jacques Lamblin, Maire de Lunéville

cliquez ici

 

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La douceur angevine à Lunéville


Jusqu'au 24 janvier prochain, le château de Lunéville présente une nouvelle exposition "La Douceur angevine à Lunéville" qui s'inscrit dans le sillage de celle organisée superbement à Angers, l'été dernier, à l'occasion du 500e anniversaire de la naissance du roi René. Cette rétrospective, "Le roi René dans tous ses États" a donné lieu à la publication d'un riche catalogue (240 p.). publié par les soins des Éditions du Patrimoine.
Nancy et Lunéville ne pouvaient ignorer un tel anniversaire.

L'exposition lunévilloise est très modeste et ne prétend nullement rivaliser avec l'initiative angevine. Un petit catalogue reprend les sections de l'exposition. Celle-ci consacre une petite section au petit-fils du roi René, René II qui a effectué quelques séjours à Lunéville ainsi qu'à son épouse la duchesse Philippe de Gueldres qui finira sa vie chez les Clarisses de Pont-à-Mousson. En citant l'existence , à la bibliothèque municipale de Lyon, d'un manuscrit précieux ayant appartenu à la princesse, la "Vita Christi" de Ludolphe le Chartreux, la notice omet de citer le second volume de cette oeuvre exceptionnelle auquel nous avons consacré un long article dans notre rubrique "Nouvelles découvertes" en date de septembre 2008.
Mais le grand intérêt de l'exposition réside tout d'abord dans la présentation des vestiges archéologiques retrouvés sur le site de l'ancienne abbaye cistercienne de Beaupré. (Voici une trentaine d'années, le club archéologique du Lycée Bichat avait mis également à jour un ensemble d'éléments sculptés d'une très grande finesse d'exécution -rosaces, fleurons- en calcaire qui auraient pu appartenir à l'un des tombeaux des souverains lorrains inhumés dans le sanctuaire).
En second lieu, la présentation d'une section consacrée à la statuaire offre un intérêt local tout particulier. Une statue représentant très probablement sainte Claire apparaît comme un véritable chef d'oeuvre. Il convient en effet de rapprocher les thèmes iconographiques utilisés à cette époque en Lorraine comme en d'autres régions de France avec le renouvellement de la spiritualité des "Pauvres Dames". L'influence exercée tout d'abord par le biais du mécénat princier par Philippe de Gueldres ou plus encore Marguerite de Lorraine, duchesse d'Alençon, passée ici sous silence, avant que l'exemplarité de leur vie respective ne se propage, fut d'une portée toute particulière au XVIe siècle . Pour notre part, nous avions tenu à développer ce rapprochement aussi significatif dans le catalogue que nous avons consacré en 1994 à ce thème : "Beauté et pauvreté, l'art chez les Clarisses de France".

 

 

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Conseil Général de Meurthe-et-Moselle

Projet de développement culturel et touristique du château de Lunéville

 

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Les fouilles livrent leurs secrets


 

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Article de l'Est Républicain

7 décembre 2009

 

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Présentations et dédicaces
du livre

Le Mobilier d’apparat des Palais lorrains
sous les règnes des ducs Léopold et François III
(1698-1737)

Lunéville, dimanche 29 novembre

Salon Lunélivre
Institution Saint-Pierre Fourrier
de 11 heures à 18 heures


Nancy, samedi 5 décembre

Librairie "La Sorbonne"
12 rue Saint-Dizier
03 83 32 24 24

à partir de 14 heures


Metz, dimanche 6 décembre

Librairie Hisler Even
1 rue Ambroise Thomas
03 87 75 07 11

à partir de 14 heures


Paris, jeudi 13 décembre

Galerie Kraemer
43 rue de Monceau
75008
en présence de M. Hubert de Givenchy

(sur invitation)

 

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Prise de Landau par l'Archiduc Joseph, roi des Romains

Tapisserie de la Manufacture de Nancy ou de Lunéville

Réapparition

Francfort.

La place financière où, jadis, Léopold envoyait ses financiers et ses marchands, abrite pour quelques mois l’un des trésors lorrains réalisé sous son règne : une tapisserie, tissée à Nancy ou Lunéville, la seule peut-être qui soit à ce jour en mains privées.

En effet, à l’occasion de l’exceptionnelle exposition « André-Charles Boulle, un nouveau style pour l’Europe» présentée au musée des Arts appliqués de Francfort est exposée une grande tenture dont le sujet est mentionné dans un cartouche :

Réalisée entre 1710 et 1723, cette tapisserie (H. : 418 cm , l. : 678 cm ) dont la fraîcheur est peu commune s’apparente aux différents modèles appartenant au cycle bien connu des « Batailles de Charles V » dont les pièces tissées à La Malgrange sont, de nos jours, à peu près toutes conservées à Vienne à l’exception de l’une d’entre elles à Budapest.

Réalisée d’après les cartons de Jean-Baptiste Martin dit Martin des Batailles (1659-1735) et Jean-Louis Guyon (1672-1736) , cette tenture était vraisemblablement destinée à l’entourage de l’Empereur Joseph Ier (1678-1711) sinon à ce dernier puisque les bordures inférieure et supérieure sont alternativement ornées de l’aigle bicéphale des Habsbourgs.

Passée en vente à Londres chez Christie’s l’an passé le 6 novembre (lot n° 581), cette somptueuse pièce a été adjugée pour une somme de 103 250 livres aux propriétaires actuels.(voir notre rubrique "Nouvelles découvertes" février 2009).

Avant la vente, nous avons averti les autorités du Conseil général de Meurthe-et-Moselle qui prêtes à soutenir les enchères ont préalablement demandé l’avis d’experts locaux. Ces derniers sachant que l’information venait de notre part, n’ont eu pour objectif premier que de dénigrer un tel chef d’œuvre afin de mieux bloquer toute perspective d’achat.

Dommage ! Mais tout n’est sans doute pas définitivement perdu puisque cette tenture refait surface et que les actuels propriétaires sont vendeurs !

Il faut espérer qu’une prise de conscience rapide puisse s’effectuer autour de cette nouvelle opportunité d’achat. Il s’agit là d’une occasion unique d’enrichir les collections du musée du château de Lunéville.

Bien sûr, le prix ne sera sans doute plus aussi attractif. Mais quoiqu’il en soit, et c’est le plus important, il faudrait soutenir sans réserve un tel projet et nous serions prêts à apporter au Département de Meurthe-et-Moselle une modeste contribution financière pour aider cette acquisition si des dons devaient être sollicités.

 

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Château de Lunéville,

La pierre rejetée des (re) bâtisseurs …

En saisissant son calame pour rédiger les versets du psaume CXVII, le bon roi David ne se doutait probablement pas que sa formule pût, un jour aussi, recouvrir de criantes réalités relatives cette fois aux temples bâtis de mains d’homme, à l’instar de la chapelle palatine des ducs de Lorraine au château de Lunéville.

Ce sanctuaire, édifié au moment de la première reconstruction du palais à partir de 1719, imite parfaitement la chapelle royale de Versailles dans la noblesse de sa pierre blanche travaillée sans fard formant une allée triomphale pour mieux conduire ses visiteurs vers la lumière et les introduire dans la véritable maison du Soleil.

Après avoir su franchir mille vicissitudes consécutives aux changements dynastiques, aux flammes, aux révolutions et aux guerres, une fois sa splendide restauration achevée, ce temple de la Grâce risque de perdre définitivement son âme.

En effet, depuis cet été, dans les jardins des Bosquets, sont dévoilés aux promeneurs les avant-projets relatifs à la restauration des intérieurs du château et de la chapelle. Des plans, des élévations et différentes coupes permettent de visualiser ces études et de prendre connaissance de la nouvelle affectation de ces espaces.

Pour la chapelle, les tracés présentés résument en cinq mots la prochaine destinée des 250 m2 qui forment sa superficie: « Conférences, musique, exposition, visite patrimoniale ».

Voilà, la messe est dite !

Ainsi, l’admirable vaisseau de pierre et sa crypte sont-ils réduits à devenir deux banales salles polyvalentes. Quelle admirable promotion !

Pourtant, la restauration (à présent achevée) du gros oeuvre conduite avec éclat par l’architecte en chef, M. Pierre-Yves Caillault, semblait préfigurer le respect de la vocation de cette partie du monument. En effet, par ses soins, ont non seulement été restituées les croix de Lorraine qui venaient autrefois couronner les deux clochetons de l’édifice mais également la croix latine plantée sur le faîte de la toiture, à la verticale de l’axe de l’autel.

 

Or, on le constatera, ni le plan, ni les coupes offertes à la curiosité des promeneurs ne font figurer la présence d’un autel dans les projets mis en chantier bien qu’ils restituent le gradin à deux degrés de l’autel qui se poursuit par une estrade en bois jusqu’au mur du chœur pour constituer une sorte de podium. Le plan montre en outre qu’il est prévu de paver d’un dallage de marbre noir et blanc le gradin de l’autel.

Rejetée par les re-bâtisseurs, la pierre angulaire de l’autel a donc été escamotée de la restauration de ce sanctuaire.

Mais, pour être plus exact, une telle situation est à déplorer depuis la fin des années soixante, lorsque la chapelle a été transformée en auditorium, sans ménagement pour l’état subsistant.
L’autel de marbre qui s’y trouvait est apparu aussi inutile qu’encombrant. Alors, sans autre forme de procès, il a été descellé puis relégué dans les sous-sols obscurs du château.

 

Tel qu’il apparaît sur une carte postale publiée en 1964, le maître-autel de la chapelle ducale est un autel de marbre en forme de tombeau adossé à une haute prédelle également de marbre dont, à l’avent, la partie centrale, saillante, devait être destinée à recevoir un tabernacle. Au centre de la façade galbée du tombeau, une croix rayonnante en marbre blanc est inscrite au milieu d’une bordure de même couleur qui épouse, en retrait, la forme de l’autel.

Si l’on regarde plus en détail cet ancien cliché photographique, on remarquera également le crochet de fer qui servait depuis la voûte à suspendre la lampe de sanctuaire. Celle-ci figure sur le tableau, daté de 1735, peint par Claude Jacquard (1686 – 1736) représentant le mariage célébré dans la chapelle ducale le 22 décembre 1734, unissant Paul II Anton Fürst Esterhazy (1711 – 1762) à la jeune marquise Marie-Anne-Louise de Lunati-Visconti (1713-1782).

D’une forme classique, cet autel de pierre pourrait être celui d’origine s’il présentait une forme caractéristique apparentée à celle reproduite dans le tableau de Jacquard, permettant en l’absence d’un tabernacle surélevé, d’aligner à horizontale sur un même plan les sept éléments qui composent la garniture (six chandeliers placés de part et d’autre du crucifix). Dans ce cas, la porte du tabernacle aurait été intégrée dans la hauteur de la prédelle, ce qui ne semble pas le cas sur le modèle subsistant aujourd’hui dans les caves du château. En effet, le cliché photographique que nous verrons plus bas montre le piédouche qui surplombait le tabernacle pour soutenir la croix d’autel. Sa présence atteste donc une position surélevée de la réserve eucharistique, placée au-dessus de la prédelle ainsi qu’on la rencontre ordinairement dans les réalisations du marbrier Pierre Lonnoy (par exemple dans l’ancienne chapelle de la Visitation à Nancy, actuellement rattachée au lycée Henri Poincarré).

Ce maître-autel en marbre démonté vers 1970 remplace donc probablement une construction antérieure et, plus certainement encore, primitive. Sa récupération puis son installation remontent sans doute à l’époque de la Restauration lorsqu’on voulut effacer les conséquences du vandalisme révolutionnaire puisque la chapelle ducale servit à cette époque de lieu de réunion aux Sans-culottes de la ville.

Ce monument s’apparente de près à la production du marbrier Pierre Lonnoy, natif de Charleville-Mézières, qui a fourni durant sa période d’activité (seconde moitié du XVIIIe siècle) à nombre de paroisses, de couvents et aux trois cathédrales lorraines des autels de marbre taillés dans des pierres provenant de carrières belges. « En un demi-siècle, précisent Me Marie-France Jacops et M. Didier Hemmert dans leur étude publiée dans la revue du Pays lorrain (n°89 de septembre 2008), tout l’espace lorrain se couvre de monuments sortis des ateliers de Lonnoy ». Dans leur conclusion, ces auteurs rappellent que la Conservation des Antiquités et Objets d’Art de Meurthe-et-Moselle, sensible à la qualité du travail de Lonnoy a classé au titre des Monuments historiques plusieurs de ces autels sans savoir, pour autant, s’ils étaient attribués à ce marbrier.

Séquences d’un saccage inutile

Après le malheureux incendie de 2003, la conservatrice de l’époque eut l’heureuse idée d’entreprendre une véritable campagne de fouilles dans la zone sinistrée. Ainsi des milliers de tessons, et bien d’autres vestiges ont pu être retrouvés, inventoriés et classés. Parallèlement un récolement général des œuvres subsistantes a été entrepris.

Un seul vestige est resté délaissé, comme si sa présence incongrue profanait le nouveau sanctuaire muséal que l’on s’apprêtait à reconstituer. En août 2008, ses débris gisaient toujours dans l’un des sous-sols dans une singulière indifférence générale. L’ancien maître-autel de la chapelle, misérable épave des vieux temps de superstition – précaution narrative attribuée à Lenoir- , se désagrège lentement et, n’intéressant personne, risque de finir bientôt dans une décharge.

Comment comprendre un tel abandon, comment admettre que cet autel ancien dont les proportions s’intégraient si étroitement avec le volume du chœur et du presbytère ne soit pas remis à sa place et classé au titre des Monuments historiques comme ses semblables ?

La pierre rejetée par les re-bâtisseurs est pourtant la clé de voûte qui donnerait un sens à la restauration de la chapelle ducale.

A chapelle royale de Versailles, dans celle des Cordeliers à Nancy, les autels n’ont pas été retirés. Les visiteurs découvrent avec intérêt ces anciens lieux de culte qui constituent finalement l’âme d’un site ou d’un monument.

Pierre Lemoine, l’un des grands conservateurs de Versailles, avait l’habitude de faire remarquer que la chapelle royale était de tout le château le seul lieu qui poursuivait dans le temps la fonction que la volonté de Louis XIV lui avait assignée. Il complétait son propos en ajoutant que cette continuité donnait vie à l’ensemble des espaces dont ses prédécesseurs, lui-même et ses successeurs avaient / ou un jour auraient / la charge, comme si cette pérennité dans une vocation éloignée de tout mercantilisme et de toute récupération était le gage de l’authenticité que les visiteurs voulaient retrouver dans leur découverte du palais du Roi-Soleil.

Qu’on ne nous oppose pas non plus l’exiguïté des lieux. Le château de Lunéville est suffisamment vaste pour abriter ailleurs des salles d’exposition ou de conférence.

Tel est l’enjeu que représentent ces tristes débris de marbre gisant par terre, dans la poussière, abandonnés dans les caves voûtées du château de Lunéville.

Pierre Chanel, conservateur du château de Lunéville pendant trente-sept ans, l’un des meilleurs critiques contemporains de l’œuvre de Cocteau, avait compris parfaitement la puissance d’une présence aussi symbolique dans le chœur de la chapelle et du respect à porter à cette partie de l’édifice dans l’usage qui fut le sien jusqu’à une période somme toute récente.

En 1977, à l’occasion du tricentenaire de la naissance du roi Stanislas Leszczynski, il chercha à effacer cette absence d’autel en plaçant un nouveau décor conçu en étroite harmonie avec la vocation de l’édifice.

Il fit installer derrière une petite estrade en marqueterie de bois un très bel autel en bois doré remontant au début du XVIIIe siècle. En l’absence d’une prédelle, il disposa sur la table eucharistique une simple garniture d’autel en cuivre de la même époque, constituée seulement de cinq éléments. Mais pour parachever cette évocation, il voulut placer sur la tribune, au-dessus du chœur, une imposante composition ternaire constituée de deux anges adorateurs en bois du XVIIIe siècle, encadrant une sculpture monumentale du prophète Elie, provenant de l’ancienne chapelle des Carmes de Lunéville.

Par la suite, cette statue, témoignage de la beauté du patrimoine lunévillois, fut vendue par son propriétaire au Musée lorrain de Nancy où elle se trouve toujours et où elle semble depuis peu la proie d’insectes xylophages.

Ce modeste aménagement, très peu conforme à la réalité historique puisque l’autel majeur était nécessairement de marbre et orné, selon les sources archivistiques, d’une splendide garniture en argent massif, apparaît cependant bien supérieur à ce qui est envisagé de nos jours.

La chapelle palatine de Lunéville mériterait en effet un autre destin que celui qui se profile aujourd’hui.


La pierre rejetée des bâtisseurs, le maître-autel de la chapelle de Lunéville, doit-il nécessairement devenir une pierre d’achoppement ?

 

Lettre de Monseigneur Jean-Louis Papin, Evêque de Nancy et de Toul

Cliquez ici

 

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Quand la réalité dépasse l’affliction !

Quel dommage que la dernière initiative visant promouvoir le château de Lunéville et ses jardins se traduise par un flop qui…… de surcroît restera à la charge du contribuable !

Le 15 août dernier, pour la saint Napoléon dont un de ses plus illustres protégés fut allié, en secondes noces, avec une Habsbourg-Lorraine étaient installés à chaque entrée des Bosquets, et dans la Cour d’honneur du château de Lunéville des panneaux pédagogiques afin de mieux éclairer les visiteurs sur l’histoire de ce haut lieu de l’identité lorraine.

Si l’on peut déplorer un choix esthétique où se conjuguent brutalement le pin verni et l’aluminium à quelques pas d’un monument historique du XVIIIe siècle, le lecteur reste stupéfait en découvrant le florilège d’inexactitudes et de contrevérités accumulées en si peu de lignes.

Qu’on en juge !


 

Quel est l’auteur de ce texte amphigourique ? Peu importe, mais qu’il se rappelle à l’avenir de l’avis d’un fabuliste à succès vivant encore dans le temps de la jeunesse du duc Léopold : On a souvent besoin d’un plus petit que soi !

 

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Cyfflé, orfèvre de l’argile

 

Stupéfiante !

Telle apparaît, en effet, l’exposition présentée jusqu’au 17 août seulement à la Salle des Fêtes de Saint-Clément (Meurthe-et-Moselle).

Consacrée au sculpteur Paul-Louis Cyfflé, cette initiative privée, inédite, a permis de réunir près de trois cents statuettes Terre de Lorraine réalisées par ou d’après cet orfèvre de l’argile pour reprendre le beau qualificatif donné à cet artiste belge, disciple talentueux de Guibal comme le rappelle Maître Pierre Poncet dans son avant-propos.

Madame Catherine Calame, commissaire de l’exposition, a réalisé un véritable exploit, sachant décider les prêteurs les plus récalcitrants et s’entourer des conseils des spécialistes les plus avisés, à l’instar de M. Maurice Noël qui, le premier, a consacré d’importantes recherches dont une thèse universitaire à Paul-Louis Cyfflé.

Un ouvrage de près de 200 pages abondamment illustré permettra de garder le souvenir des pièces rassemblées dans cette exposition bien trop éphémère qui aurait été digne d’être accueillie ensuite dans un grand musée lorrain.

Fruit de l’érudition et des patients travaux de Catherine Calame, cette publication est un livre de référence plaçant les manufactures royales de Lunéville, Saint-Clément et Niderviller au sommet de leur art, dans une réputation aux dimensions internationales, comme le manifeste encore pendant quelques jours le succès remporté par la présentation de ce savoir-faire ancestral à la Maison du Marchand de Lunéville, grâce au talent de M. Jean-Louis Janin-Daviet qui, hélas, vient de quitter ses fonctions de directeur commercial et artistique du Groupe Terres d’Est.

Un patrimoine artistique aussi exceptionnel, jusqu’alors méconnu voire même décrié, sort, grâce à cette spectaculaire exposition, majestueusement de l’ombre sous laquelle il avait été confiné durant de longues années. A la vue des multiples modèles de cette statuaire en réduction, si fraîche et remplie d’une émotion contenue, ce n’est pas seulement le génie de la main de l’artiste que l’on admire : celles de Cyfflé ou celles de tous ses suiveurs qui ont travaillé et oeuvrent encore dans les ateliers lorrains, mais c’est aussi un sentiment de profonde indignation lorsque l’on se rappelle dans quelles conditions ont disparu, vers 1985, les centaines de moules de la faïencerie de Lunéville, sans qu’il ait été possible, malgré les efforts déployés, d’éviter un tel saccage.

 

Démolition des magasins et des fours de la faïencerie de Lunéville en 1985

On remarquera les centaines de moules entreposés sur les rayonnages en train de s'effondrer sous le marteau des démolisseurs.

 

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EXPOSITION AU CHATEAU DE LUNEVILLE ETE 2009

 

Du 6 juin 2009 au 20 septembre prochain, le musée du château de Lunéville présente une intéressante exposition Turqueries et autres chinoiseries, l’exotisme en Lorraine au XVIIIe siècle.

Les pièces présentées sont dignes d’intérêt et méritent un détour par Lunéville pour venir les découvrir. Mais plus encore, la publication qui accompagne l’exposition, un livret fort bien illustré de 72 pages (vendu au prix modique de 15 euros) permet de comprendre toute la thématique proposée. L’opuscule offre notamment un superbe article de Madame Chantal Humbert, De la turcomachie aux turqueries qui envisage de quelle manière s’est progressivement opérée, dans les arts décoratifs lorrains du XVIIIe siècle, la métamorphose des représentations de l’assujettissement des Turcs et l’anéantissement de leurs forces par l’intermédiaire de l’exaltation des emblématiques victoires du duc Charles V, pour aboutir à un engouement turco-chinois dont les caprices du roi Stanislas Leszczynski constituent les reflets les plus représentatifs.
On pourra toutefois regretter que les pièces présentées dans l’exposition fassent l’objet de notices scientifiques très sommaires, imprimées sur une feuille volante, et qu’elles ne soient pas toutes reproduites dans le catalogues, notamment pour l’une des plus spectaculaires d’entre elles, inédite, un buste en marbre blanc attribué à Rémy-François Chassel (vers 1665 – 1752), représentant le duc Charles V.

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En partenariat avec Terres d’Est

(Manufactures royales de Lunéville Saint-Clément)

réédition de l’assiette
du service réalisé par
la faïencerie de Niderviller

vers 1750

pour le roi Stanislas Leszczynski

VIDEO

&

retirage du buste de
Stanislas Leszczynski
créé par
Paul-Louis Cyfflé

vers 1760

VIDEO


Pour toute information complémentaire, merci de bien vouloir contacter M. Jean-Louis Janin-Daviet
au 06 07 16 34 25.

Une réduction de 10% sur le prix de vente sera accordée aux membres de l’association.

 



 

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Le tableau représentant Saint Jérôme pénitent a trouvé enfin sa place définitive dans l’église Saint-Jacques de Lunéville

Il aura fallu 3 ans, presque jour pour jour, pour que la copie originale représentant Saint Jérôme pénitent de Georges de La Tour, offerte à l’église Saint-Jacques de Lunéville par l’association des Amis de Lunéville, trouve enfin une place définitive dans le sanctuaire élevé à Lunéville par le duc François III et achevé par le roi Stanislas.

La bienveillance de M. l’Abbé Jean-Marie Pierron, curé de la paroisse, la détermination de M. Jacques Lamblin, député-maire de Lunéville ont permis de surmonter quelques difficultés administratives et cent autres chicaneries pour faire aboutir l’initiative proposée par M. Jean-Pierre Carciofi en 2005, parrainée par S. Em. Rév. le cardinal Paul Poupard, alors président du Conseil pontifical de la Culture.

Le vendredi 9 juin 2006, en présence de S. Exc. Monseigneur Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et de Toul, de S.A.R. le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme et de nombreuses personnalités lunévilloises ou nancéiennes, cette œuvre, peinte par M. Richard Mongenet, a été solennellement bénie et remise au curé de la paroisse.

Déposée tout d’abord dans la chapelle des Fonts et exposée sur un chevalet, elle avait du être retirée, quelques mois plus tard, afin d’être mieux protégée.

Un emplacement de choix a été finalement trouvé. Isolée et placée dans le vestibule droit de la sacristie, cette toile ne saurait être manquée par les nombreux visiteurs de l’église qui pourront ainsi voir illustrée, dans sa propre ville, la prodigieuse carrière d’un des peintres les plus reconnus du XVIIe siècle et dont le rappel de l’œuvre immense faisait jusqu’alors toujours cruellement défaut au sein du patrimoine lunévillois.

 

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La paire de chenets aux armes de Stanislas Leszczynski provenant du pavillon de Chanteheux est de retour en France

Inespéré !

Après cinq ans de pérégrination en Allemagne, en Russie et sans doute ailleurs, la paire de chenets que nous avions identifiée en 2004 est de retour en France.

Sollicité par le cabinet d’expertise parisien Daguerre pour étudier, avant sa mise en vente (Drouot 26 mars 2004), une exceptionnelle paire de chenets en bronze doré et au C couronné, représentant Zéphyr et Flore, nous avions pu démontrer qu’elle appartenait à un ensemble constitué de quatre paires, commandées par le roi Stanislas pour le Grand Salon du pavillon de Chanteheux qui terminait si heureusement la perspective ouverte à travers les jardins du palais de Lunéville.

Avant de remettre les conclusions de notre étude cliquez ici, nous étions venus avec les deux responsables de ce cabinet tout d’abord à Nancy pour examiner les chenets de la deuxième paire (incomplète) conservée au Musée lorrain puis à Lunéville afin de les présenter à la conservatrice de l’époque. En récompense de ces efforts, nous nous sommes vus rapidement et énergiquement éconduits du palais des ducs de Lorraine par un haut responsable du Conseil général de Meurthe-et-Moselle ! (voir article de l’Est Républicain du 26 janvier 2004) cliquez ici

Alerté de la mise en vente de ce modèle si intimement lié au patrimoine lunévillois et lorrain, Jean-Jacques Aillagon, alors ministre de la Culture, eut pour sa part une attitude nettement plus constructive puisqu’il fit prendre immédiatement par son administration toutes les dispositions afin de pouvoir permettre l’acquisition de ces deux bronzes en faveur du château de Lunéville. Toutefois, le musée se montra incapable d’élaborer le dossier demandé par la Direction des Musées de France. La paire de chenets estimée entre 60 000 et 80 000 euros fut alors adjugée 105 000 euros et… acquise par un acquéreur étranger.
Pour mieux justifier cet échec cuisant, la conservatrice fit état de son courroux en prétendant que le montant de l’adjudication était exagérément élevé du fait de la scandaleuse commission que nous avions exigée pour l’examen de ces deux chenets. Aux accents de la vertu, elle concluait même que si l’acquéreur décidait de venir lui apporter ces deux pièces pour enrichir les collections du musée de Lunéville, elle les refuserait énergiquement puisque celles-ci étaient une preuve accablante de notre plus vile compromission avec le marché de l’Art.

Que le lecteur ne s’étonne pas. L’argument est servi régulièrement. Il n’est pas rare que des conservateurs médiocres, pour masquer une profonde incompétence, cherchent à entacher par un tel argument les chercheurs extérieurs dont les travaux font de l’ombre à une triste carrière. Les plus mauvais universitaires agissent parfois tout aussi sournoisement afin de préserver une chasse gardée, un tout petit territoire de compétences qu’ils ont tellement de mal à conserver. Nous sommes toujours au pays des Gaulois !

Quelques mois plus tard, cette paire de chenets réapparaissait à la foire de Moscou, présenté par la Galerie Neuse de Brême. En 2008, elle était proposée pour une somme de 280 000 euros à la Biennale des Antiquaires.

Un grand collectionneur privé parisien ami, sensibilisé par le patrimoine lorrain qui refait lentement surface, s’est alors inquiété du devenir de ces deux chenets dont un Zéphyr, appartenant à la troisième paire, est conservé aussi au château royal de Varsovie (inv. ZKW 1697).

Après de longs mois de négociations, Zéphyr et Flore viennent de retrouver le ciel d’Ile de France. Ce collectionneur envisage très sérieusement de les offrir à la Lorraine, accompagnés de surcroît, de deux exceptionnels vestiges des anciennes collections ducales.

Gageons que le climat lunévillois se détende enfin, depuis les imprécations de l’ancienne conservatrice……. toujours inlassablement relayées par certains dirigeants de l’association des Amis du Château de Lunéville qui partagent un même degré d’incompétence et dont l’un d’entre eux ajoute à ce noble palmarès d’avoir été un malencontreux destructeur du patrimoine civil et religieux de la ville !

Mise au point à propos du texte ci-dessus
6 mai 2009

La mise en ligne du propos ci-dessus à suscité à Lunéville quelques réactions assez bruyantes pour mieux insinuer que ce récit (que nous avons voulu purement factuel) était une provocation lancée à l’encontre du Conseil général de Meurthe-et-Moselle.
Une telle interprétation ne peut en aucun cas être le reflet de notre pensée à moins de faire preuve d’une grossière ingratitude puisque –faut-il le rappeler- le Conseil général de Meurthe-et-Moselle a d’une part toujours soutenu financièrement nos publications et que son Président, d’autre part, a toujours accepté de nous faire l’honneur d’une préface qui, à notre humble avis, n’était pas dépourvue d’éloges.
De même, notre rubrique « Actualités » ne saurait être une tribune destinée à discréditer les événements culturels organisés par la conservation du château. Nous avons eu l’occasion de saluer, par exemple, les travaux de M. Thierry Frantz notamment pour son exposition La Toilette de Flore. Ce jeune doctorant qui de surcroît écrit toujours dans le meilleur des styles, publie régulièrement de savants articles faisant appel à de profondes connaissances. De même, nous avons toujours entretenu d’amicales relations avec M. Dominique Pocreau, ancien chef de projet, pour lequel nous gardons, malgré son départ, une estime intacte.
Enfin, à aucun moment nous ne nous sommes permis, vis à vis de quiconque, d’adresser d’injurieux propos, même si nous en avons reçus au point de pouvoir envisager la rédaction de Novae imprecationes lotharingiae afin de mettre un peu d’humour au milieu de tous cette multitude de ragots et d’insinuations sans fondement.
Une fois encore, cette nouvelle effervescence est le fruit du même petit sérail qui, à chaque fois, se mobilise à l’annonce d’une nouvelle publication placée sous l’égide de notre Centre de recherches et instrumente, avec plus ou moins de succès, chercheurs, étudiants ou de simples connaissances.
Ces dernières vociférations vindicatives auront peut-être le mérite d’attirer l’attention de personnalités qui lassées d’un tel brouhaha prieront instamment les bavards de se taire.

Espérant ainsi mettre un terme à cette nouvelle stérile polémique, reprenons le sentier des recherches : notre prochain ouvrage proposera aux lecteurs quelques découvertes intéressantes : une série de projets inédits de Germain Boffrand sur les intérieurs du palais des ducs de Lorraine , une vue inédite de la cour d’honneur et de l’aile Sud du château de Jadot et bien sûr de nouvelles pièces de mobilier.
En 2010, nous avons le coupable projet de publier un manuscrit inédit, Mon histoire avec le roy de Pologne, rédigé par une pétillante femme de Lettres ayant séjourné à Lunéville, à deux reprises, en 1747, sur le chemin de Plombières.
Enfin, dans quelques jours sera mise en ligne, dans la rubrique « Nouvelles découvertes » une lettre écrite en 1765 par Madame Geoffrin (conservée en collection privée) au roi de Pologne, Stanislas-Auguste Poniatowski, afin de lui demander de rassembler le plus d’éléments biographiques possible sur son prédécesseur, le roi Leszczynski,… afin de répondre au souhait d’un grand prédicateur de la cour de Versailles qui cherchait se préparer à l’exercice d’une oraison funèbre dont il pensait devoir être chargé !


 

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Tableau acquis par l'Association des Amis du château de Lunéville

Marie Leszczynska entre en bien petites pompes au musée du château de Lunéville

La conservation du château du musée de Lunéville vient de solliciter son association d'amis pour l'acquisition d'un portrait représentant la reine Marie Leszczynska. Cette toile anonyme, acquise pour une somme de 6 500 euros, a été réalisée d'après les nombreuses versions exécutées par Alexis-Simon Belle (1674-1734) dont le musée possède déjà une oeuvre assez exceptionnelle dans le tableau représentant la duchesse Élisabeth-Charlotte en compagnie de l'un de ses fils.
On peut toutefois s'interroger sur la pertinence d'une telle acquisition dans la mesure où cette copie d'atelier provincial, charmante au demeurant, pourra difficilement voisiner dans les futures salles du musée ou dans l'appartement ducal restitué, avec des oeuvres plus importantes. En effet, on aurait pu s'attendre pour illustrer la fille de Stanislas à une acquisition de plus grande qualité qui rende justice à l'importance de ce personnage et surtout qui rappelle les portraits de la souveraine qui se trouvaient accrochés, soit dans l'appartement du roi de Pologne, soit dans celui de son épouse.
Ainsi, dans le Grand cabinet d'Assemblée de la reine de Pologne à Lunéville, figurait un grand portrait réalisé par Alexis-Simon Belle et son atelier, représentant "Marie Leszczynska avec M. le Dauphin, à l'âge de trois ans" que Stanislas avait payé 600 livres. Ce tableau, renvoyé au garde-meuble de la Couronne après la mort du souverain en 1766, est probablement celui qui orne de nos jours la salle à manger de la résidence du préfet de Meurthe-et-Moselle à Nancy.

Le 20 juin 2008, à Fontainebleau, a été vendu un superbe portrait de la souveraine (146 cm x 119 cm), peint également par Belle, réplique partielle du tableau qui se trouvait à Lunéville, mais sans le Dauphin (Vente Osenat, n°69). On peut regretter que la conservation que nous avions alertée à ce sujet, n'ait pas fait l'acquisition de cette toile historique.

Certes, le prix d'acquisition n'aurait pas été le même. Mais il aurait mieux valu assurément profiter de cette belle occasion ou attendre encore une autre circonstance plutôt que d'acquérir, huit mois plus tard, une toile très secondaire.... Marie Leszczynska valait quand même mieux que cela !

Alexis-Simon Belle
Portrait de Marie Leszczynska, reine de France
Cadre en bois sculpté et doré du XVIIIe siècle aux armes de France (reprises sous la Restauration)

 

 

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EGLISE SAINT JACQUES DE LUNEVILLE

Restauration de l'Autel de la Vierge

 


Autel de la Vierge, vers 1950

 

 

 

Décembre 2009: remise d'un don de 1582 euros pour la restauration de l'Autel de la vierge

 

 

 

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Enrichissement des collections du château de Lunéville

 

 


Dans un récent article de L’Est Républicain en date du 14 janvier 2009, les lecteurs de ce quotidien avaient la joie d’apprendre l’acquisition, au profit des collections du château de Lunéville, de deux nouvelles toiles mises en vente, toutes deux, par adjudication publique à l’Hôtel Drouot le 19 décembre 2008.
La première, par les soins de l’étude Boisgirard, représentait Léopold à la chasse, peinte par Claude Jacquart vers 1720 ; la seconde, par les soins de l’étude Aguttes, exécutée par Philippe Dupuy, figurait le duc François III en majesté.

À la lecture de ce compte-rendu, nous en déduisons que les responsables des collections cités dans ce propos ont oublié l’article de ce même quotidien, paru le 12 décembre 2007 (on pourra le retrouver en bas de cette rubrique) pour en annoncer l’existence en proposant qu’il puisse être présenté dans l’exposition sur François III, alors en préparation et de surcroît, qu’ils n’ont jamais lu notre dernier ouvrage, publié en Juillet 2008, La Cour de Lorraine en ses meuble qui consacre cinq pages (pp 90 à 94) à ce portrait.

Mais on ne peut forcer personne à lire un ouvrage mis à l’index !

 

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Les travaux de M. Jean-Pierre Carciofi mis à l’honneur


En juillet 2001, notre ami, Jean-Pierre Carciofi, réunissait dans une petite brochure confidentielle, intitulée Repérages à Lunéville concernant les serrureries du château ducal et d’autres pièces d’époque pouvant permettre des comparaisons utiles, ses réflexions au sujet des garde-corps des fenêtres du château ducal de Lunéville qui venait, à cette époque, d’être cédé pour le franc symbolique au Conseil général de Meurthe-et-Moselle par la municipalité de Lunéville.

Il était question, à l’époque, de « restituer » au centre des médaillons ovales qui ornent chacune de ces pièces de serrurerie le chiffre doré du roi de Pologne.
Surpris par un tel parti pris qui ne reposait sur aucune source archivistique, Jean-Pierre Carciofi voulut tout d’abord rappeler que le château avait été construit par le duc Léopold de 1703 à1723 et que le roi Stanislas n’avait fait construire dans le domaine de ses prédécesseurs que des constructions éphémères.

Mais, il se livra surtout à un examen attentif des éléments encore en place. Il ne put détecter aucune trace de la présence du monogramme SR (Stanislas Rex). En revanche, sur la centaine de fenêtres, deux d’entre elles, sur la façade Est du corps central, possédaient toujours un élément incontestable témoignant que dans l’anneau central avait été placée la croix de Lorraine. « En effet, sur ces deux spécimens heureusement conservés, une barre verticale coupe l’anneau central du motif décoratif du garde-corps, cette barre présentant deux entailles disposées de telle sorte qu’elles permettaient la pose des deux branches latérales de l’emblème dynastique, la croix à double traverse ». voir article de l'Est Républicain du 3 janvier 2002 cliquez ici

Transmise à la conservation de l’époque, cette note n’a pas échappé à l’architecte en chef en charge de cet immense chantier, M. Pierre-Yves Caillault, qui vient de restituer ces éléments décoratifs sur le monument en cours de restauration.
Dans quelques semaines, à présent, sera dévoilée la façade du château regardant le jardin Des Bosquets qui a retrouvé tous ses feux et dont certains éléments se lisent déjà à travers les échafaudages !

voir article de l'Est Républicain du 21 janvier 2009

cliquez ici

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Du duc à l’empereur

Réalisée à l'instigation de l'association des Amis de Lunéville, après la parution d'un article consacrée au tricentenaire de la naissance du duc François de Lorraine publié dans l'Est républicain en décembre 2007, l'exposition présentée au château de Lunéville voudrait retracer les grandes lignes du singulier destin du dernier souverain issu de la branche de Gérard d'Alsace qui devait terminer ses jours à Vienne en 1765 après avoir été successivement duc de Lorraine, grand-duc de Toscane et enfin empereur du Saint Empire romain germanique.

Pari audacieux qu'à l'origine nous avions voulu limiter aux années lorraines, celles qui sont étroitement rattachées au château de Lunéville.

La proposition d'une collaboration avec le commissariat de l'exposition ayant été violemment refusée par les organisateurs, les visiteurs ont donc été privés de pouvoir admirer un certain nombre d'oeuvres importantes, jamais exposées, que nous avons retrouvées lors de nos recherches et dont la présentation était facilement réalisable, à l'exemple d'un unique portrait du jeune duc peint vers 1730 par le lorrain Philippe Dupuy conservé en collection privée ou ces Regrets manuscrits, composés en 1723 sur la mort prématurée du Prince Léopold-Clément, présomptif héritier de Lorraine, par un auteur resté anonyme,(coll. part.) etc...
Le fruit d'une collaboration aussi légitime aurait également pu permettre d'exposer un très rare cheval de bois ayant servi à l'éducation des princes (coll. part.) ou encore, afin de mieux évoquer l'atmosphère musicale familiale, la guitare de la duchesse Élisabeth-Charlotte réalisée en 1692 par le luthier parisien Jean Voboam qui fera prochainement l'objet d'un article dans le magazine L'Estampille, l'Objet d'art.

Malheureusement, l'exposition escamote la première partie de la vie du petit prince -celle qui touchait le plus Lunéville- et l'on peut raisonnablement s'étonner de ne pas voir présentés dans cette première section les témoignages de cette prime enfance, à l'exemple des médailles frappées en 1714 par Ferdinand de Saint-Urbain, dédiées à Léopold-Clément et François-Étienne, ou encore l'année suivante celle où la duchesse est figurée au milieu de tous ses enfants. Nous ne dirions rien également du refus de voir exposée la miniature représentant le petit François-Étienne vers 1715, achetée en vente publique au mois de mars dernier par l'association pour venir enrichir les collections du château. Les exemples pourraient se multiplier....

Attitude bien étrange... et de bonne augure !

Mais revenons à l'exposition dont le parcours apparaît se dérouler sans véritable fil directeur et qui se présente, à notre humble avis, nettement moins bien construit que lors des deux dernières manifestations. Nous pouvons toutefois nous consoler puisque nos précédents ouvrages ont servi de référence pour solliciter par exemple, au musée de la Chasse et de la Nature, le prêt d'un pistolet et d'une arbalète à jalet, réalisés à Lunéville par François Aubert.

Nous nous permettons pour finir de relever une erreur significative dans la légende d'un beau dessin à la plume conservé dans les collections du Musée lorrain de Nancy (reproduit p. 15 du catalogue) : Catafalque des obsèques de Léopold de Lorraine, célébrées le 7 juin 1729 dans l'église des Cordeliers de Nancy. À l'examen, il s'agit, en fait, du catafalque élevé pour la pompe funèbre d'Élisabeth-Charlotte en 1744 puisque l'on retrouve non seulement les armoiries de cette dernière présentées sur deux écus placés au centre du portique, le premier Lorraine, le second Orléans, mais encore une effigie féminine dans le médaillon ovale que porte, au centre de la composition, une Renommée. Bien évidemment, seules les armes pleines de Lorraine auraient figuré sur le castrum doloris échafaudé en mémoire du duc de Lorraine !

Un élégant catalogue de 60 pages accompagne l'exposition et offre d'intéressantes contributions avec une orientation bibliographique rigoureuse dont nous sommes bien évidemment exclus puisque nous sommes en présence d'une publication scientifique sérieuse !

Catalogue de l'exposition

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PRESENTATION DU LIVRE

 

LA COUR DE LORRAINE EN SES MEUBLES

Découvertes inédites 1698-1766

publié grâce au soutien de la Compagnie AG2R et du Conseil général de Meurthe-et-Moselle

en présence de Monsieur Jacques Lamblin

Député-Maire de Lunéville

le jeudi 10 juillet 2008 à 18 heures

au Salon des Halles à Lunéville


Discours de Monsieur Jacques Lamblin, Député-Maire de Lunéville : cliquez ici

Réponse de Jacques Charles-Gaffiot au Maire de Lunéville: cliquez ici

Photos de l'évènement

 

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Souscription nationale au profit des collections du
château de Lunéville

Fondue en novembre 1759 et convertie en 459 kilos d'argent pour financer la guerre contre la Prusse, l'argenterie du roi Stanislas, ciselée par Thomas Germain, s'est progressivement reconstituée. A la mort du Roi, en 1766, elle se compose de nombreux plats et de plusieurs douzaines d'assiettes, envoyés à Versailles pour être immédiatement rétablis aux armes de Louis XV. Fondue à la Révolution, cette argenterie royale n'existe plus de nos jours. Seules, quelques-unes des pièces, léguées par Stanislas à ses valets de chambre, pourraient subsister. Mais, à ce jour, rien n'en est réapparu.

Son cousin par alliance, le duc Ossolinski, grand chambellan de S.M. polonaise, vivait à Lunéville au premier étage du corps central du palais, dans un luxe ostentatoire. Généreusement pensionné par Stanislas, le duc était connu pour son économie avaricieuse. Sa vaisselle d'argent et son orfèvrerie survécurent aux fontes organisées à Metz en 1759.

En 1766, le neveu du duc fut autorisé à recouvrer l'héritage familial qui prit le chemin de la Pologne. Cette paire d'assiettes revint en France probablement lors des ventes organisées par le pouvoir soviétique au siècle dernier.

Réalisées à Strasbourg vers 1736 par l'orfèvre Joachim Friderich I Kirstein (1701-1770, reçu maître en 1729) ces deux pièces d'orfèvrerie sont aujourd'hui le seul témoignage du raffinement des tables royales et princières de la Cour de Lunéville. Admirablement conservées, elles portent au revers un numéro d'inventaire gravé permettant une identification rigoureuse.

Selon toute vraisemblance, cette paire d'assiettes fût offerte par le roi Stanislas à sa chère cousine, la duchesse Ossolinska, peu après son arrivée à Lunéville, en 1737.

L'association des Amis de Lunéville et son Centre d'études ont voulu saisir l'occasion unique de leur réapparition pour tenter de les racheter et les offrir au château de Lunéville où elles seront exposées.

 

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EXPOSITIONS AU CHÂTEAU DE LUNEVILLE

Deux expositions sont présentées jusqu'au 3 août 2008 au château de
Lunéville, contribuant ainsi à faire revivre ce prestigieux monument.

Les visiteurs sont invités à emprunter le grand escalier monumental
de l'aile Nord pour découvrir l'art de la toilette et des secrets de
beauté aux XVIIIe siècle. Dans une muséographie très soignée, il sera
possible de s'enivrer des parfums de cette époque.

Dans une salle voisine, est présentée, toujours dans le même
raffinement, une sélection d'oeuvres acquises ou offertes au cours
des cinq dernières années par le musée.
Cette rétrospective présente un choix intéressant d'objets d'art très
diversifiés parmi lesquels figurent quelques chefs d'oeuvre dont une
console en bois doré provenant du mobilier du roi Stanislas.
Parmi ces nouvelles acquisitions certaines ont été découvertes par nos soins et ont fais l'objet
d'articles ou de publications comme l'ensemble de panneaux provenant du salon de compagnie
du château de Neuviller-sur-Moselle.

La visite est à ne pas manquer.... et préfigure déjà la renaissance
du palais des ducs de Lorraine !

 

 

 
 

 

 

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Le nain Bébé de retour à Lunéville.

Une copie aussi fidèle que l'original perdu dans l'incendie de 2003

 

REMISE D'UNE STATUETTE REPRESENTANT LE NAIN BEBE

Nicolas Ferry, nain de Stanislas

offerte par les établisements Foissey

à l'association des Amis de la faïencerie de Lunéville

le vendredi 6 juin 2008

Cette reproduction à l'identique de l'original perdu dans l'incendie de 2003 est désormais visible dans la salle

d'exposition Jacques Chambrette au magasin de la Manufacture situé 1 rue Keller et Guérin à Lunéville

 

Statuette du nain Bébé, réalisée d'après le modèle conçu en 1747 par Nicolas Pioche. La renaissance cette oeuvre si emblématique du
patrimoine de Lunéville atteste d'un savoir-faire qui se perpétue toujours au sein des artisans de la manufacture.
Cette initiative, conduite sous la direction de M. Jean-Louis Janin Daviet, a demandé :
92 heures de recherches
540 heures de modelage
127 heures de prototypage
56 heures de décoration.

Une édition comprenant dix originaux a été réalisée.

L'un d'entre eux a été également remis le vendredi 13 juin 2008 au musée du château de Lunéville en présence de
M. Michel Dinet, président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle.

 

Madame Catherine Calame expose en présence du président de l'association,
Maître Pierre Poncet, les différentes étapes nécessaires à la réalisation de la statuette.

 

 

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Tricentenaire de la naissance de
François III de Lorraine,
empereur du Saint-Empire Romain Germanique

Lunéville, 8 décembre 1708

 

 

Pourquoi faudrait-il ignorer le tricentenaire de la naissance du dernier duc de Lorraine : François III ?

Le 8 décembre 1708, dans le palais de Lunéville, naissait et était immédiatement ondoyé François-Anthoine-Etienne de Lorraine. Un mois plus tard, le 2 janvier, le petit prince était baptisé en l’église Saint-Jacques. Ici, sur les bords de la Vezouze, il devait passer une grande partie de sa jeunesse, au milieu de ses frères et sœurs, entouré de précepteurs qui eurent soin de veiller à lui donner l’éducation soignée que sa naissance exigeait.
Fils cadet du duc Léopold et de la duchesse Elisabeth-Charlotte d’Orléans, il aurait pu rester un personnage de second plan si la mort prématurée de son frère aîné, Léopold-Clément, en 1723, ne l’avait élevé au rang d’héritier présomptif de la Couronne. Lunéville devenait désormais un cadre trop étroit pour la formation du jeune prince. Il prit, à son tour, le chemin de Vienne pour se familiariser aux affaires et apprendre l’art de gouverner sous la férule de gouverneurs germaniques qu’il s’attachera définitivement.

Ces années marqueront son caractère et combleront son goût pour la rectitude, la fermeté dans les décisions, la rigueur dans les finances de l’Etat et l’affirmation de ses prérogatives.

De retour en Lorraine en 1729, six mois après de décès de son père, il montre un certain agacement en constatant la place que sa mère cherche à prendre au sein de Conseil de régence qu’elle a institué pour diriger les duchés et mieux préserver les intérêts de la nation et de la Maison héréditaire. Le conflit aurait pu devenir frontal entre la mère et le fils. Il sera évité.
Mais à dix-neuf ans, le nouveau souverain avec son équipe de conseillers venus, eux aussi, de Vienne entreprend, avec une célérité et une énergie propres à son âge un examen complet de l’état des duchés. Il soumet cet héritage, les institutions, les finances, à son examen personnel en y apportant immédiatement les remèdes qu’il juge d’autant plus indispensables que la médecine parfois peut se montrer amère.
En dix-huit mois tout est achevé. La Lorraine a été le petit théâtre où il a pu faire valoir ses compétences et exercer le pouvoir dont il est investi.
A-t-il conscience du destin vers lequel il se dirige lorsqu’il quitte définitivement le pays en 1731 ?
Ses maîtres en géopolitique lui ont sans doute fait entrevoir l’évolution inéluctable et fatale de ses Etats dans une Europe encore en plein soubresauts : une contrée compressée d’un côté par l’Empire dont le prestige a considérablement augmenté depuis les replis successifs des Turcs et la défaite programmée du Croissant et de l’autre côté par les appétits expansionnistes de la France qui cherchant à relier Strasbourg est bien décidée à faire disparaître la vieille enclave lorraine. La leçon n’était pas nouvelle : déjà elle avait été prêchée à son père !

Les Lorrains ne lui pardonnèrent jamais cet abandon, même si son geste semble avoir été très douloureux. En 1737, ses portraits officiels furent lacérés alors que dans les cris et les larmes on cherchait vainement à retenir sa mère Elisabeth-Charlotte.

C’est faire payer bien cher au souverain le prix de sa lucidité.
Si sa renonciation lui fut arrachée en échange du consentement des puissances à son mariage,
par sa signature, il éloignait de la Lorraine les malheurs de la guerre pour 65 ans.

De nos jours encore et d’une façon insistante, on lui reproche toujours le démeublement de ses palais et le départ des collections accumulées à Commercy, Nancy et Lunéville vers Bruxelles, Florence puis Vienne. C’est ignorer le sens et la portée du changement dynastique qui venait de s’opérer. Ce n’est en effet ni par cupidité ni par une volonté d’accaparement que le transport des effets de la Maison de Lorraine avait été ordonné – François III abandonnera à Florence sa bibliothèque et une grande partie de son cabinet scientifique – mais parce que le départ du chef de Maison impliquait également l’évacuation des biens et des richesses de l’Etat.

Aussi, pourquoi ne pas rappeler, en 2008, à Lunéville la naissance et la jeunesse de ce prince lorrain, dernier rameau régnant sur la province, issu de la lignée de Charles V et de Léopold ?
Un colloque et diverses autres manifestations culturelles sont prévus, en 2008, à Vienne.
L’association Les Amis de Lunéville aurait donc souhaité pouvoir présenter, à l’occasion de cet anniversaire, une exposition consacrée aux jeunes années de François-Etienne qui permettrait d’évoquer le prince au milieu de sa famille.
Un ensemble de pièces, dont certaines inédites en Lorraine, ont d’ores et déjà été pressenties.
L’association aimerait fédérer autour de cette initiative tous les acteurs culturels institutionnels lunévillois ainsi que tous les particuliers qui souhaiteraient y apporter un concours actif.


 

Membres du comité pressentis

M. Pierre Simonin
M. Hubert Collin
Melle Catherine Guyon
M. Jean-Pierre Carciofi
M. André Courbet
Madame Annie Warin
Docteur Paul Robaux
Professeur Yves Ferraton
Doyen Laurent Versini
Professeur Jörg Garms
Madame Renate Zedinger
M. Jacques Charles-Gaffiot


 

 

 

 

 

 

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